Après le Burkina Faso, la Guinée équatoriale menace de rompre avec la France : Paris au cœur d’une nouvelle crise diplomatique

La tension diplomatique entre la France et plusieurs pays africains continue de monter. Moins de vingt-quatre heures après l’annonce de la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France, la Guinée équatoriale menace à son tour de revoir en profondeur ses relations avec Paris, voire d’y mettre fin.
À l’origine de cette nouvelle crise figure la mise en vente prochaine d’un hôtel particulier situé avenue Foch, à Paris. Ce bien, confisqué par la justice française dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis », est revendiqué par les autorités équato-guinéennes, qui estiment qu’il bénéficie des immunités diplomatiques.
Selon les autorités françaises, la vente se déroulera en deux étapes. Une première phase, sous forme d’appel d’offres, est prévue jusqu’au 9 juillet 2026 afin de sélectionner les candidats sur la base de leur solidité financière. La seconde phase débutera en septembre, avec la transmission des informations détaillées aux acquéreurs retenus, avant le dépôt des offres définitives attendu en octobre.
La réaction de Malabo n’a pas tardé. Dans un message publié le 27 juin 2026 sur le réseau social X, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a dénoncé une décision qu’il juge contraire au respect dû entre États souverains.
« La publication d’un appel d’offres concernant ledit bien constitue un acte unilatéral, hostile et incompatible avec le respect qui doit prévaloir entre États souverains », a-t-il déclaré.
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Les autorités équato-guinéennes préviennent que si la France poursuit la procédure de vente ou entrave le fonctionnement de leur représentation diplomatique, elles pourraient prendre des mesures de rétorsion.
Parmi les options évoquées figurent la saisie du bâtiment abritant l’ambassade de France à Malabo, l’expulsion de diplomates français ainsi qu’une « révision intégrale des relations diplomatiques », pouvant aller jusqu’à une rupture totale.
Les relations entre les deux pays connaissent régulièrement des épisodes de tension. En octobre 2025, Teodoro Nguema Obiang Mangue avait déjà accusé la France de chercher à déstabiliser son pays et de soutenir des acteurs hostiles au régime équato-guinéen.
Il avait notamment évoqué une présumée implication d’agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) dans une tentative de coup d’État survenue en décembre 2017, une accusation rejetée par les autorités françaises.
Le vice-président avait également affirmé que son pays refusait ce qu’il qualifiait de « politique de harcèlement systématique » menée par Paris contre plusieurs États africains, citant notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
Cette nouvelle escalade diplomatique intervient dans un contexte de recomposition des relations entre la France et plusieurs pays du continent africain, marqué par des différends politiques, sécuritaires et judiciaires de plus en plus fréquents.




