Enseignement supérieur en Côte d’Ivoire : Fin des doctorats dans les universités privées

Le gouvernement ivoirien engage une réforme majeure de l’enseignement supérieur. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, a annoncé que les universités privées ne seront désormais plus autorisées à délivrer directement des doctorats. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de renforcer la qualité de la formation doctorale et de mieux adapter le nombre de diplômés aux besoins du marché de l’emploi, rapporte 7info.

L’annonce a été faite à l’occasion de l’ouverture de la 5ᵉ édition du Colloque étudiant de la recherche clinique. Selon Le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur, Adama Diawarale, cette réforme vise à mettre un terme à la multiplication de docteurs qui peinent ensuite à intégrer les universités ou les centres de recherche.

« On va arrêter l’hémorragie », a déclaré Adama Diawara, estimant que le nouveau dispositif permettra de mieux planifier la formation des futurs enseignants-chercheurs et chercheurs afin qu’ils puissent être recrutés dans les établissements publics.

La réforme prévoit la création d’écoles doctorales, organisées sous forme de consortiums. Ces structures seront principalement pilotées par les universités et grandes écoles publiques, tout en associant, selon les spécialités, des établissements privés ainsi que des entreprises.

À travers ce nouveau modèle, les autorités ivoiriennes ambitionnent de renforcer la qualité des formations doctorales, de développer les partenariats entre les universités et le secteur privé, de favoriser une recherche davantage tournée vers l’innovation et le développement économique.

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En marge de cette annonce, le ministre a encouragé les étudiants à s’investir davantage dans la recherche scientifique dès leur parcours universitaire.

Le colloque a notamment permis de présenter les avancées autour d’Emarina, un dérivé issu d’un ver marin, présenté comme une innovation prometteuse en recherche clinique. Selon les chercheurs, ce produit favoriserait l’oxygénation des tissus et pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients atteints du paludisme, les grands brûlés ou encore les personnes souffrant de plaies diabétiques chroniques, réduisant ainsi le risque d’amputation.

À travers cette réforme et les initiatives destinées à promouvoir la recherche, les autorités ivoiriennes affichent leur volonté de faire de l’enseignement supérieur et de l’innovation des leviers majeurs du développement économique et scientifique du pays.

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