Ouagadougou : La BMCRF ferme des points de vente de ciment et réquisitionne les contrevenants

Coup de filet ce jeudi 3 septembre 2026 dans la capitale burkinabè. La Brigade mobile de contrôle économique et de répression des fraudes (BMCRF) a mené une vaste opération de contrôle dans les points de vente de ciment de Ouagadougou et ses périphéries, afin de faire respecter les prix réglementés et de mettre fin aux pratiques illicites.

De Cissin à Bonheur-Ville, en passant par Pissy et Ouaga 2000, les équipes ont passé au peigne fin les carnets de vente des commerçants. Le bilan fait état de plusieurs boutiques fermées et de propriétaires réquisitionnés.

Pour Moctar Sawadogo, de la BMCRF, le constat est clair. « Nous avons relevé des infractions jugées intolérables : non-affichage des prix, pratiques illicites de prix et stockage clandestin », a-t-il indiqué.

Moctar Sawadogo chargé de l’instruction des plaintes à la BMCRF

Il rappelle que les tarifs officiels sont, entre autres, fixés à 5 000 F CFA le sac de ciment CPJ et à 100 000 F CFA la tonne. Pour le CPA, le prix est fixé à 115 000 F CFA la tonne, soit 5 750 F CFA le sac.

Il a prévenu que « toute pratique de prix au-delà de ces tarifs sera réprimée avec toute la rigueur de la loi ». Les sanctions appliquées sont les suivantes : fermeture immédiate des lieux, saisie définitive des stocks, paiement d’amendes et réquisition des contrevenants.

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Particularité de cette opération : l’accompagnement de la Brigade Laabal. « Ces indélicats sont automatiquement réquisitionnés par nos chers amis de la Brigade Laabal pour des travaux d’intérêt général », a précisé Moctar Sawadogo.

Pour la BMCRF, ce n’est qu’un début. « Les contrôles se poursuivront dans les prochains jours et seront davantage renforcés », avertit-il.

Nestor Ouattara ABNORM
Nestor Ouattara ABNORM

L’ABNORM était également au rendez-vous. Selon Nestor Ouattara, agent de l’Agence, certains sacs ne respectaient pas le poids réglementaire de 50 kg.

« Si on trouve des sacs de 42 kg, de 48 kg, de 47 kg, sûrement il y a eu reconditionnement. Or, avant de faire un reconditionnement, il faut venir chez nous faire une demande », a-t-il expliqué.

Un sac de ciment non conforme au poids indiqué

Face aux contrôles, certains vendeurs se défendent. Ousseni Compaoré, commerçant de ciment, persiste et reste sur sa position : la faute ne vient pas de lui.

À travers cette opération, la BMCRF réaffirme sa volonté de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et d’assurer l’application stricte des prix sur le marché du ciment. Un message clair aux contrevenants : la tolérance zéro est désormais la règle.

Dembo Bassirou BANDE

Pour Burkina 24

Rédaction B24

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