Quand le Capitaine Thomas Sankara comparait les consommateurs africains à des « robots »

Dans une vidéo devenue virale, l’ancien Président du Faso, le capitaine Thomas Sankara, évoquait déjà la nécessité de consommer et de transformer localement. Des propos qui résonnent aujourd’hui avec les débats sur la souveraineté économique.

«Si nous avions pris la décision de ne consommer rien que nos propres produits, nous n’allions plus jamais parler des termes de l’échange et du cours des matières premières. Consommons d’abord ce qui est à la CEDEAO. S’il en reste, nous allons vendre à l’extérieur.

Au lieu d’être toujours, comme des robots qu’on a dressés, un animal qu’on a dressé, qui est tout juste bon pour happer ce qui vient des usines européennes et autres. C’est ça, la honte, c’est ça, l’échec. Tant que nous n’allons pas produire chez nous, transformer chez nous, consommer en priorité ce que nous avons, il n’y a pas moyen de se développer », avait déclaré le capitaine Thomas Sankara.

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Dans cette séquence, Thomas Sankara défend l’idée d’une économie davantage tournée vers la production et la consommation locales. Pour lui, la dépendance aux marchés extérieurs et aux produits importés constitue un frein au développement.

Le capitaine Sankara appelait notamment à privilégier les produits fabriqués dans l’espace ouest-africain avant de chercher à les exporter.

L’ancien président dénonçait ainsi une situation dans laquelle les pays africains exportent principalement leurs matières premières tout en important des produits manufacturés.

Dans son intervention, Thomas Sankara critiquait également cette dépendance aux produits venus des pays industrialisés, comparant les consommateurs africains à des « robots » programmés pour absorber les produits issus des usines européennes et autres.

Pour lui, le véritable enjeu résidait dans la capacité des pays africains à produire, transformer et consommer localement.

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