« Dix mois, c’est trop » : Le Commandant Ismaël Sombié exige la mise en eau potable de Fada N’Gourma pour avril 2027

« Dix mois, c’est trop. L’accès à l’eau potable est un droit constitutionnel. Ce n’est pas un privilège. Notre responsabilité est de faire en sorte que ce droit soit effectivement garanti aux populations. Le 15 avril prochain, je ne veux pas avoir à vous poser des questions sur l’état d’avancement du chantier. Je vais simplement prendre ma voiture et venir ici pour la mise en service du système d’adduction d’eau potable de Fada N’Gourma », le Ministre d’État Ismaël SOMBIÉ à l’entreprise en charge des travaux de renforcement du système d’approvisionnement en eau potable de Fada N’Gourma.

En tournée dans la région du Goulmou, le lundi 14 septembre 2026, le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, a lancé les travaux de renforcement du système d’approvisionnement en eau potable de Fada N’Gourma.

Ce projet doit permettre de renforcer la capacité de production et de distribution d’eau potable et, surtout, de résorber durablement les déficits de débit auxquels la ville est confrontée.

Un système renforcé à plusieurs niveaux

Le projet intervient sur l’ensemble de la chaîne d’alimentation en eau, depuis le captage de l’eau brute au niveau du barrage jusqu’à son acheminement vers le réseau de distribution.

Actuellement, une seule pompe assure l’exhaure de l’eau brute du barrage vers la station de traitement. Elle fournit un débit d’environ 160 m³/h, devenu insuffisant au regard des besoins actuels de Fada.

Pour renforcer cette capacité, le projet prévoit l’installation de trois pompes fonctionnant selon le principe 2+1 : deux pompes en fonctionnement et une troisième en réserve. Chaque pompe disposera d’une capacité minimale d’environ 160 m³/h. Cette configuration permettra d’augmenter le débit disponible tout en sécurisant la continuité du pompage en cas de panne ou d’opération de maintenance.

Le dispositif de traitement sera également renforcé. L’ancien décanteur, dont la capacité initiale atteignait environ 100 m³/h mais qui ne fournit aujourd’hui qu’environ 60 m³/h, sera réhabilité afin d’améliorer ses performances.

En complément, un nouveau décanteur de 100 m³/h sera construit. Il sera constitué de deux modules de 50 m³/h, offrant davantage de souplesse dans l’exploitation et la maintenance. Cette conception modulaire permettra notamment d’intervenir sur un module sans interrompre totalement le fonctionnement de l’ouvrage.

Une nouvelle chaîne de stockage et d’adduction

Le projet prévoit également la construction d’une bâche de stockage de 200 m³. Cet ouvrage permettra d’accumuler temporairement l’eau traitée avant son refoulement vers le château d’eau.

L’eau sera ensuite acheminée vers le château d’eau de 500 m³, implanté à environ 18 mètres de hauteur. Pour assurer cette liaison, une nouvelle conduite d’adduction de 6,2 kilomètres sera posée. Le projet forme ainsi une chaîne cohérente :

captage, pompage de l’eau brute, traitement, décantation, filtration, stockage, refoulement vers le château d’eau et distribution.

« Dix mois, c’est trop »

Face aux difficultés persistantes d’accès à l’eau potable, des mesures d’urgence ont déjà été prises pour soulager les populations de Fada et des localités environnantes. Des forages ont été réalisés et certains points d’eau ont été réquisitionnés afin de renforcer temporairement les capacités disponibles.

Ces interventions ont permis d’apporter un soulagement, mais elles ne suffisent pas à répondre durablement aux besoins.

C’est pourquoi, conformément aux instructions du Camarade Président du Faso, les efforts doivent désormais porter sur une réponse structurelle, capable de desservir durablement Fada et, lorsque les conditions techniques le permettent, les localités environnantes.

Pour le Ministre d’État, l’enjeu dépasse donc la seule réalisation d’ouvrages. Il s’agit de garantir aux populations un accès régulier et sécurisé à l’eau potable. « L’accès à l’eau potable est un droit constitutionnel. Ce n’est pas un privilège. Notre responsabilité est de faire en sorte que ce droit soit effectivement garanti aux populations », a-t-il rappelé.

Tout en saluant la qualité du projet présenté, le Ministre d’État Ismaël SOMBIÉ a appelé les acteurs à accélérer son exécution. Le délai prévisionnel annoncé étant de dix mois, le Ministre d’État a été sans ambiguïté : « Dix mois, c’est trop au regard de l’urgence de la situation. »

Il a ainsi fixé le cap : la mise en eau du système doit intervenir en avril 2027, avant l’entrée dans la période chaude d’avril, mai et juin, au cours de laquelle les besoins en eau augmentent fortement. « Le 15 avril prochain, je ne veux pas avoir à vous poser des questions sur l’état d’avancement du chantier. Je vais simplement prendre ma voiture et venir ici pour la mise en service du système d’adduction d’eau potable de Fada N’gourma », a-t-il lancé aux responsables du projet.

Un chantier sous haute exigence

Pour atteindre cet objectif, le Ministre d’État a demandé à l’ensemble des acteurs entreprises, équipes techniques, services déconcentrés, autorités administratives et locales et partenaires de maintenir une mobilisation constante.

Il a insisté sur la nécessité d’un chantier actif, suivi et continu, excluant les périodes d’arrêt prolongé ou les interventions ponctuelles.

Les difficultés administratives, techniques ou logistiques devront être traitées au fur et à mesure afin d’éviter qu’elles ne ralentissent l’exécution des travaux. Le Gouverneur de la région du Goulmou est appelé à accompagner, au niveau local, le règlement des questions administratives susceptibles d’entraver le bon déroulement du chantier.

Pour le Ministre d’État, la présentation du projet ne constitue pas une fin en soi. Elle marque au contraire le point de départ de sa réalisation concrète.

De l’urgence à une solution durable

Fada N’Gourma figure parmi les zones confrontées à d’importants déficits d’approvisionnement en eau potable. La situation est aggravée par les difficultés d’exploitation de la nappe phréatique, qui rendent parfois insuffisants les forages réalisés malgré les efforts engagés.

Les mesures d’urgence ont donc permis de répondre ponctuellement aux besoins. Le nouveau projet doit désormais permettre de passer de la réponse d’urgence à une solution structurelle et durable.

À travers le renforcement du pompage, de la station de traitement, du stockage et de l’adduction, les autorités ambitionnent de mettre en place un système capable d’assurer une alimentation plus régulière et sécurisée en eau potable pour Fada et, à terme, pour les localités environnantes pouvant être intégrées au dispositif.

Le rendez-vous est pris : avril 2027 pour la mise en eau du système d’adduction d’eau potable de Fada N’Gourma.

« Au boulot, chers camarades ! »

A lire également👉Burkina Faso : L’ONEA valide la phase pré-pilote et prépare le déploiement de 10 000 compteurs à prépaiement

Source : DCRP/MAERAH

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page