Tracasseries routières au sein de l’UEMOA, un goulot à bannir

L’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), qui entend faire de l’intégration économique et des peuples une réalité et même une priorité au sein de l’espace communautaire, peine à trouver du chemin malgré les multiples efforts engagés dans ce sens.

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©abidjanonline

Dans tous les Etats qui composent l’union, le phénomène dégénère et se régénère compte tenu de la situation politique dans certains pays membres, de la difficulté à limiter le contrôle routier à l’essentiel et surtout, dit-on, de la pauvreté, facteur favorisant la corruption dans nos Etats.

Certains axes inter-Etats sont plus réputés que d’autres dans le domaine de la pratique du racket et des tracasseries routières en général.

L’axe Burkina Faso-Bénin prend actuellement des allures inquiétantes en matière de tracasseries routières. Non seulement les postes de contrôle sont innombrables, mais le pire est que les passagers sont à chaque fois contraints de donner 500 à 1000 F FCA pour franchir un poste, principalement en territoire béninois. Une équipe de journalistes burkinabè en sortie sur le  Bénin en a été témoin et victime fin août dernier.

Les routes entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, et entre le Mali et la Côte d’Ivoire ont elles ausi été longtemps connues pour ces pratiques, qui visaient les citoyens obligés de se déplacer au moment de la guerre. Ces rackets en territoire ivoirien ont d’ailleurs pris de l’ampleur avec la crise post-électorale, obligeant les autorités à se pencher sérieusement dessus.

L’UEMOA qui est déjà engagée sur le front a certes engrangé des résultats, mais l’objectif est loin d’être atteint. Il est nécessaire de renforcer la législation en matière de lutte contre les tracasseries policières routières, en permettant aux victimes de pouvoir dénoncer leurs détracteurs dans l’anonymat à travers un numéro vert par exemple.

Cela est d’autant plus important que les conséquences des rackets et tracasseries routières sont nocives à l’intégration des peuples et hostiles à l’émergence des économies naissantes. Une situation qui peut du reste affecter la stabilité financière de la sous région.

Selon le quinzième rapport de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire est en première position devant le Mali et le Sénégal. De 150 milliards de FCFA en 2008, l’impact du racket sur l’économie ivoirienne a grimpé à 350 milliards de FCFA cette année.

A Abidjan, le 14 septembre 2011, le gouvernement a procédé au lancement de l’opération de lutte contre le racket et les tracasseries routières. Un comité de facilitation composé de l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) et des forces de l’ordre a été mis en place pour sillonner l’intérieur du pays afin de vérifier le démantèlement des barrages et relever les irrégularités.

Très bientôt, une unité d’intervention de lutte contre le racket composée de différents corps armés verra le jour pour veiller à la fluidité routière selon les autorités ivoiriennes déterminées à vaincre le fléau.

Tous les Etats membres devraient, chacun de son côté, engager et renforcer la lutte contre ces pratiques en vue de soutenir les efforts de l’union dans la promotion de l’intégration des économies et l’émergence d’un marché  communautaire.

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Un commentaire

  1. il faut une fois de plus que les autorit?s de chaque pays membres de l’UEMOA prenne des mesures assez strictes pour stopper ce fl?au ? temps,plus tart ce serait peut-?tre trop tard et l’ Afrique repartira ? zero

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