Ouagadougou, une ville boisée héritée de Thomas Sankara: récit du diplomate canadien Jean-Louis Roy

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Ouagadougou. Capitale du pays des Hommes intègres. Ouagadougou capitale du cinéma africain et capitale politique de l’Afrique de l’Ouest selon Jean-Pierre BEJOT. Une capitale dont les Burkinabè se disent fiers. Quoi de plus normal que  l’Outremer s’y intèresse !

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Diffusé sur les ondes de Radio-Canada à l’émission « Et tourne le Globe », le récit de Jean-Louis Roy, Ancien secrétaire général de la Francophonie, familier et fin connaisseur de cette capitale et dont le souvenir dit toute la séduction que cette « grande ville africaine » a eu sur lui, n’échappe pas à l’attention des amoureux de la capitale des deux roues.

Jean –Louis Roy a séjourné à maintes reprises au Burkina Faso dans le cadre de ses fonctions, d’abord de Directeur du quotidien québécois Le Devoir, et ensuite de Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Et l’une des choses qui ne manquent pas d’attirer l’attention de celui qui séjourne dans la capitale burkinabè ces 15 dernières années, c’est bien Ouaga 2000. Ce nouveau centre urbain, n’échappe pas à l’œil de Jean-Louis Roy, qui le décrit comme « une ville totalement nouvelle, un peu comme Brasilia au Brésil. Une ville pour le 21ème siècle » et qui participe « des choses passionnantes qui s’y passent ». Cette ville nouvelle au cœur de la capitale et qui fait parlé d’elle hors de nos frontière est, de l’avis de Roy, « une ville moderne très belle ».

Une ville boisée héritée de Thomas Sankara

Il y a bien sûr cette nouvelle qui force l’admiration, mais la « vieille ville », elle aussi possède de quoi impressionner. En effet la touche moderne apportée à la ville par les autorités actuelle ne fait pas oublier, dans l’histoire du Burkina, la marque indélébile laissée par un jeune capitaine révolutionnaire, à l’héritage assez important. Jean Louis le Roy remet à jour cet héritage de Sankara dans le domaine environnemental. Ouagadougou est vue dans son récit comme une ville « verte au cœur du sahel », qui doit cela à une tradition du temps de Thomas Sankara. L’engagement «visionnaire en faveur de l’environnement et de l’écologie » du jeune président révolutionnaire se manifestait dans cette tradition assez originale : à chaque évènement dans le quartier, mariage ou naissance, on plantait un arbre. Une tradition qui a réussi en quatre ans à « changer la nature de la ville ».

Ouagadougou d’aujourd’hui porte donc un héritage bien assumé et géré. Un clin d’œil au maire de la ville, Simon Compaoré dont Jean-Louis affirme qu’il est actif et « obsédé par la propreté de sa ville ».

Une culture vive, des artistes de talent

Qu’est-ce qui pouvait ressortir dans un récit autour de la ville de Ouaga ? Immanquablement le Fespaco, le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou, qui draine à chaque édition des milliers de visiteurs; bien ancré dans le souvenir d’un ardent artisan de la francophonie de la trempe de Jean-Louis Roy. « Ouaga est un grand lieu de l’image africaine », affirme-t-il, ressortant de sa mémoire récente la cinémathèque africaine qui concentre la richesse cinématographique du continent.

Ouagadougou, une ville de culture vive, de sculpteurs de grande renommé. S’il était encore besoin, le récit de Jean-Louis Roy est un véritable album du génie artistique d’un peuple. Et le nom qui revient à la mémoire, Ki Siriki dont Ouaga porte la marque du génie dans les sculptures qui ornent par endroit la ville. L’artiste à qui le symposium international de sculpture de Laongo doit beaucoup et qui force l’admiration de Monsieur Roy.

« Le Burkinabè ne recule jamais ! »

Ayant participé au projet de la cinémathèque africaine, Jean-Louis Roy ne tarie pas d’admiration pour un peuple qui a compris qu’avant de tendre la main, il faut d’abord mobiliser ses ressources internes. Une attitude qui a permis de réaliser de grands chantiers malgré les ressources limitées du pays. Mais surtout le courage d’affronter cette dure réalité de la pauvreté. Et pour cela, le pays laisse une image de ses habitants à celui qui y a séjourné. Un pays pauvre mais qui avance lentement, ce qui fait dire à Jean Louis Roy que « l’une des caractéristique du burkinabè c’est qu’il ne recule jamais ».

L’adage est de chez nous qui dit ceci : « personne n’indexe la maison paternelle avec la main gauche». Mais il y a aussi surement de quoi être fier de cette ville. Et l’œil extérieur qui livre son impression satisfait ceux qui pensent qu’il faut laisser les autres dire du bien de nous. Mieux, il est un grand témoin.

Vous pouvez écouter l’intégralité de ce récit sur Radio-canada ici.

Justin Yarga

Burkina 24

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Justin Yarga

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