Pyongyang- Washington, ‘’nourriture contre nucléaire’’

Carte de la Corée du Nord. Image : www.bourse-des-voyages.com

Les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Corée du Nord semblent se raffermir plus de deux mois après la disparition du dictateur Kim Jong-il. En effet, Pyongyang vient d’accepter ce mercredi 29 février 2012 de suspendre ses activités nucléaires controversées en échange d’une aide alimentaire américaine.

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Il s’agit d’un accord de mise en place d’un moratoire sur les lancements de missiles longue portée, les essais nucléaires et les activités d’enrichissement d’uranium. Cet acte devra permettre à la Corée du Nord de bénéficier de la livraison de 240 000 tonnes d’assistance alimentaire.

Est-ce le changement de ton de la part de Pyongyang du fils Kim Jong-un ? Tout porte à y croire, mais il est assez tôt pour l’affirmer. Et  même si la tête a changé, la dynastie Kim, elle demeure et devra surtout être obéie.

Le défunt père était très connu pour son opposition incontestée à l’occident et à ses alliés, du fait de leur soutien au Sud.

Vers un équilibre socio-économique

Le programme nucléaire de la Corée du Nord est très contesté et lui valu des sanctions occidentales des plus sévères. Elle a pu, ou du moins su tenir face à l’adversité de l’Occident à son égard grâce à la force de son régime communiste  et également au fait qu’elle constitue une puissance nucléaire, donc redoutée par les ennemis.

‘’Son retour sur la scène internationale’’ si cela est le cas, lui vaudra certainement l’amitié de l’Europe, de l’Amérique et de la Corée du Sud. Bien plus encore, leurs soutiens éventuels lui permettront de retrouver un équilibre économique et social.

On se rappelle également de la récente visite des hauts fonctionnaires sud coréens de au Nord qui peut s’inscrire aussi dans l’esprit d’ouverture de Pyongyang vers une diplomatie extérieure viable et sa présence dans le concert des nations.

Tous, y compris les plus sceptiques, ont apprécié le moratoire qui favorise les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord. Cependant, certains dévaluent la confiance qu’il faut accordée aux nouvelles autorités nord coréennes qui, aux lendemains de la mort Kim Jong-il, ont procédé à des essais de missiles pour réaffirmer la position du pays, au-delà de la provocation.

L’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) qui pourra bientôt retourner en Corée du  Nord pour suivre le moratoire sur l’enrichissement de l’uranium a également salué cet accord.

Une guerre latente

Toutefois, il ne s’agit que d’un moratoire, une suspension des activités nucléaires, la reprise des pourparlers à Six (les deux Corées, Chine, Japon, Russie, États-Unis) sur l’abandon du programme nucléaire nord coréen et la dénucléarisation de la péninsule coréenne n’étant pas à l’ordre du jour.

Les manœuvres militaires conjointes entre les États-Unis et la Corée du Sud de ces derniers temps, considérées par Pyongyang comme une déclaration silencieuse de guerre ne semble pas arranger les choses, même si ces deux alliés affichent de bonnes intentions. La guerre a toujours demeuré latente entre les deux frères ennemis.

Attention, ce revirement soudain de la position de Pyongyang peut être purement stratégique, pour voiler l’Opinion sur ses intentions atomistiques.

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