Merah: aveux de faiblesse des forces de sécurité françaises?

Sans être français, européens ou américains, conditionnés au quotidien par cette peur bleue du terroriste ou de l’islamiste fou, tueur, kamikaze, nous avons été profondément touchés par la vague de fusillades qui a traumatisé les toulousains et les français dans leur ensemble. Comme eux, nous-nous sommes interrogés sur la qualité de ce tueur de bidasses et de juifs : qui peut-il être ? Un malade, un Al Qaïdiste, juste quelqu’un qui a des envies de meurtre ?

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Les policiers du RAID. ph.metrofrance

 

La réponse n’a pas tardé. Il s’agirait, selon la récente actualité en France, d’un jeune français de 24 ans, self terroriste, formé en Afghanistan et au Pakistan, suivi depuis un moment par les renseignements français, interdit d’avion par les américains, délinquant désintéressé devant l’éternel , amoureux d’images sordides, … Bref, un des spécimens les plus abjects parmi les citoyens de la belle France, la France des valeurs, chère à Guéant et à Sarkozy.

Repéré le 21 Mars après recoupements d’informations entre les services de renseignements et de la police, et après la trahison de l’adresse IP de l’ordinateur de sa mère, Mohamed Merah, ce « digne combattant salafiste » a été barricadé dans son appartement, contraint de négocier son arrestation. 35 heures plus tard, il « mourrait en martyr » poussé d’une certaine façon par la police du RAID. Son sort n’est pas important. Ce qui était absolument nécessaire c’est ses aveux et bien entendu ses confidences sur les complices qui auraient pu l’accompagner dans ses macabres besognes. On n’en saura pas plus. Pour le moment.  Mais une chose est d’ores et déjà évidente, c’est l’échec de tout le système de renseignement français, toute la procédure d’arrestation du « criminel » qu’il était.

Pourquoi n’avoir pas fait le guet autour de son domicile, attendre qu’il pointe son petit nez hors des murs de son appartement pour poser un pistolet sur sa tempe et le traîner dar vers le premier commissariat ? Pourquoi atterrir à la hussarde comme dans un film de Western, pour l’arrêter ? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour intervenir pendant qu’il était possible de mener une « opération éclaire » afin d’extirper ce présumé coupable ? Autant de questions qu’il faudra désormais poser à la police du RAID ainsi qu’au ministère de l’intérieur français.

Echec, échec et échec conclurons-nous. Le spectacle médiatique a peut-être eu raison sur la Raison tout simplement.

Tous les bons analystes sont d’accord qu’à partir des premières heures des attaques de ce délinquant, la police française s’est assise confortablement sur ce dossier et qu’il a fallu que des enfants soient tués pour qu’un plan Vigipirate de teint écarlate soit instauré pour débusquer la bête tueuse.

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