Sit-in du SYNATIC : les journalistes ont le soutien de l’opposition politique

Le Chef de file de l'opposition politique: Zéphirin Diabré
Le Chef de file de l’opposition politique: Zéphirin Diabré

Les syndicats de journalistes mécontents de l’immixtion des pouvoirs publics dans la gestion et le traitement de l’information par les journalistes, ont engagé une réplique à l’autorité par l’organisation d’un sit-in ce mardi même au sein du ministère de la communication. Au regard du sujet mis en cause (les marches du 29 juin et du 6 juillet 2013) l’opposition politique affirme son soutien aux journalistes à travers ce communiqué ci-après.

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«Le 16 juillet 2013, le Syndicat Autonomes des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC)  et l’Association des Journalistes du Burkina (AJB) organisent une journée nationale de protestation pour exiger :
–    L’arrêt de l’immixtion des autorités du ministère de la Communication dans le traitement de l’information dans les médias publics ;
–    L’élaboration d’un statut particulier pour les travailleurs des médias publics en vue de l’amélioration conséquente de leurs conditions de vie et de travail ;
–    La reconstitution des carrières des  agents et le rétablissement des rémunérations injustement coupées.

En outre, le SYNATIC et l’AJB  dénoncent ouvertement la couverture médiatique très déséquilibrée de la marche-meeting du 29 juin 2013 organisée par l’opposition politique qui a réuni des milliers de Burkinabè. En effet, sous la pression des autorités, le reportage authentique de l’évènement a été purement et simplement mis à la corbeille dans le seul but de camoufler la vraie information au peuple.

Les partis politiques de l’opposition tiennent à exprimer leur solidarité à tous les travailleurs de l’information et de la culture et à la lutte engagée par le SYNATIC et l’AJB. Les interventions intempestives des autorités de tutelle des médias publics dans le travail des journalistes constituent des atteintes très graves à la liberté d’expression et au droit à l’information. Elles sont contraires aux dispositions de notre Constitution. Elles constituent une menace pour la démocratie au Burkina Faso.

C’est pour cela que les partis politiques de l’opposition exigent du gouvernement qu’il cesse immédiatement d’entraver le travail des journalistes dans les médias publics, et qu’il laisse ces derniers travailler avec objectivité et professionnalisme. Le peuple a besoin d’informations fiables et objectives et non d’une propagande basée sur des faits  truqués.

Hier, le SYNSHA a exigé du gouvernement de meilleures conditions de travail. Le 16 et le 20 juillet, ce sera le tour du SYNATIC, de l’AJB et de la CCVC de faire entendre leurs voix pour réclamer encore de meilleures conditions de vie et de travail. Les partis politiques de l’opposition soutiennent sans réserve ces revendications, eux qui n’ont eu de  cesse de réclamer du gouvernement l’élaboration et la mise en œuvre de politiques socioéconomiques permettant:

–    L’amélioration des conditions de vie des populations, de travail et d’études notamment pour la jeunesse burkinabè ;
–    Un développement durable et une répartition équitable des fruits de ce développement à tout le peuple du Burkina Faso ;
–    Un meilleur équipement du pays en centres de soins et d’’éducation.
–    Etc.

Au lieu de traiter ces problèmes urgents, le gouvernement s’entête à mettre en place un Sénat inutile et budgétivore et se prépare à réviser  l’article 37 de notre Constitution pour faire sauter le verrou de la limitation du mandat présidentiel. C’est sans doute dans cette perspective que se situe sa  volonté renforcée  de déformer l’information à son profit. Les burkinabè ne sont pas dupes, et ne se laisseront pas faire.

Plein succès à la lutte du SYNATIC et de l’AJB!

Liberté d’expression et droit à l’information pour le peuple!»

Ouagadougou, le  15  juillet 2013
Le Chef de file de l’opposition
Zéphirin DIABRE
Président de l’UPC

NB:La titraille est de la rédaction

Boureima LANKOANDE pour Burkina 24

 

 

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5 commentaires

  1. la politique aux politiciens ?a c’est une revendication social

  2. Mr Ou?draogo Karim, vous avez les yeux band?s ? tel point que vous n’?tes pas capables de raisonner et de voir la v?rit? en face. vu votre propos je doute vraiment que vous soyez un communicateur au vrai sens du mot parce que ce qui est flagrant pour le citoyen lambda ne doit pas ?tre soutenu par un soit disant professionnel en communication comme vous.

  3. Les gars soyez pr?ts.Quoi qu il advienne en 2015 il faut que ce r?gime parte. Comme ?a en recup?rant l’argent qu’ils ont amass? dans leur compte, on pourrait investir plus 7 mille milliards en e ann?e et vous verrez le le decollage du BF

  4. je regrette fort l'imixtion du politique dans une r?vendication corporatiste ! monsieur le ministre , vous avez dans ce cas notre soutien !

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