Vallée du Sourou : l’accessibilité bientôt une réalité

Au cours d’une sortie de production journalistique du Réseau d’initiative de journalistes, dans la province du Sourou du 21 au 23 novembre 2013, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec les autorités locales et les techniciens et rencontrer des producteurs de la vallée aménagée du Sourou sur les acquis, les difficultés et les perspectives de cette manne agricole pluri décennale.

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La vallée du Sourou, zone agricole, est alimentée en eau par les cours d’eau le Mouhoun et le Sourou grâce à une technique de maîtrise et gestion rationalisée de la ressource, montée depuis les années 1970 et 80. Cette technique permet d’arroser, d’irriguer des milliers d’hectares aménagés pour expérimenter ou plutôt produire diverses cultures comme le riz, le maïs, l’oignon, le niébé, le soja, le haricot vert.

En effet, un barrage et un chenal ont été construits pour rediriger l’eau du Mouhoun sur le Sourou, et des vannes pour laisser passer un débit sanitaire du fleuve, plus ou moins important en fonction des besoins de la vallée en eau.

Le Haut-commissaire
Le Haut-commissaire

Selon le Haut-commissaire de la province du Sourou, Hassane Sawadogo, les bénéficiaires des périmètres aménagés de la vallée sont prioritairement les populations affectées par l’aménagement, celles de la province et de la région de la Boucle du Mouhoun sans distinction d’âge et de sexe.

Un accent est cependant mis sur les femmes et les jeunes, a précisé le Haut-commissaire, surtout en ce qui concerne les aménagements réalisés à Di avec le concours du Millenium Challenge Account (2240 ha). A terme, c’est une production intensifiée, avec une création accrue d’emplois, ce qui n’exclut donc pas l’installation des agro-businessmen.

Sur les périmètre irrigués, travaillent quelques producteurs.© BURKINA 24
Sur les périmètre irrigués, travaillent quelques producteurs.© BURKINA 24

Vers un futur pôle de croissance

Le souci du transport et de l’écoulement des productions surtout commerciales, a amené le gouvernement à s’engager avec l’appui de ses partenaires dont le MCA, à accroître l’accessibilité de la zone qui actuellement relève d’un vrai parcours de combattant.

Dans cette lancée, a soutenu M. Sawadogo, le financement du bitumage de la route Kougoudou-Didir-Toma-Tougan est bouclé, et en 2014 la construction de  la route Dédougou-Tougan devrait être une réalité. Cela favorisera, au regard de l’importance des périmètres aménagés, la mutation de la vallée en pôle de croissance en l’image de Bagré.

Déjà, les communes concernées bénéficient de taxes diverses qu’elles investissent dans l’entretien des routes et des Centre de santé, la construction d’écoles. Les sommes perçues leur permet également d’appuyer les CVD (Comités villageois de développement) dans leurs activités selon le maire de Lanfiera, Drissa Inassé.

Tout compte fait, conscient des enjeux de cette richesse sur le vécu quotidien des populations, des retombées socio-économiques sur l’ensemble du Burkina Faso, le gouvernement entreprend un accompagnement technique et en intrants aux producteurs afin de professionnaliser le travail et d’optimiser les rendements.

Boureima LANKOANDE

pour Burkina24

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2 commentaires

  1. Mieux vaut tard que jamais car nous sommes dans un pays ? d?veloppement variable sinon comment expliquer tout ce temps mis pour se pencher sur l’accessibilit? de cette zone pourtant reconnue comme grenier du Faso?

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