Commission des réformes : Siaka Coulibaly démissionne

Les membres de la  Commission des réformes et de la réconciliation nationale ont été installés ce 13 mars 2015. Mais l’un d’eux a manqué à l’appel. Il s’agit de Siaka Coulibaly. Estimant que la commission a été vidée de sa substance par le retrait d’un passage dans la loi portant sa création, il a démissionné.

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« Le Décret N »2015-175/PRES-TRANS promulguant la loi organique N°003-2015/CNT du 23 janvier 2015 se fondant sur la Décision du Conseil Constitutionnel, retire à la Commission de Réconciliation Nationale et des Réformes toute sa raison d’être.

En effet, le retrait du second tiret de l’article 4 rend totalement inopérationnelle toute réconciliation après le soulèvement populaire du 30 octobre 2014.

Si la CRNR ne peut « se saisir et documenter toute affaire de crime de sang et de crime économique et auditionner toute personne à cet effet », elle ne pourra, en aucune manière, faire la vérité sur le passif politique du pays, ne pourra pas non plus contribuer à la justice sur les crimes passés, et, au final, ne pourra pas réconcilier les burkinabè ».

Voici ce qui a motivé Siaka Coulibaly à rendre sa démission de la Commission des réformes et de la réconciliation nationale et qu’il a expliqué dans sa lettre de démission.

Jugeant que percevoir des fonds publics pour siéger dans une commission vidée de son sens reviendrait à se rendre coupable de détournement de deniers publics et de trahison « du sang des martyrs », Siaka Coulibaly dit préférer se mettre en retrait.

Mgr Paul Ouédraogo, président de la commission, a expliqué sur la télévision nationale que cette correction dans la loi, décidée par le Conseil constitutionnel, se justifie par le fait que la Commission ne saurait  jouer le rôle d’une instance judiciaire, au risque d’empiéter sur le domaine de la justice.

Me Guy Hervé Kam, avocat et membre également de cette commission, a confirmé  sur la Radio Oméga, qu’«il n’appartient pas à une commission de se saisir de crimes ». Il laisse par ailleurs entendre que le démissionnaire n’a pas donné les « vraies raisons » de sa démission.  « Parce que celles qu’il évoque du haut de son statut de juriste, poursuit-il sur la Radio, sont des raisons qu’il connaissait bien avant. Il a participé à la première session plénière ».

D’autres sources, ayant requis l’anonymat, ont également confirmé à Burkina24, les propos de l’avocat.  En attendant, Siaka Coulibaly affirme qu’en tant « qu’acteur engagé pour une gouvernance politique porteuse d’équité, de transparence et de participation, je saurai trouver d’autres moyens pour faire aboutir mes convictions et mes idées« .

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Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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11 commentaires

  1. Ce sont de commissions pour r?compenser des amis .ce mr Coulibaly visait gros comme il n est pas satisfait il d?missionne .c est lui qui ?tait toujours a canal 3 , dans les radios pour critiquer le r?gime de Blaise .qu il sache que rien n est facile dans la vie.

  2. Laissons la justice faire son travail et la CRNR r?concilier les burkinab?. Tout le monde ne peut pas jouer le r?le d’un juge d’instruction.

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