Damien Somé : « J’en appelle à l’unité de tous les Burkinabè »

De Béné, dans la province du loba, à Genève en passant par Taïwan, Damien SOME, ce collaborateur de l’ancien Secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Kofi Annan, nous parle de son parcours et de son actualité. De quoi à inspirer ses compatriotes. 

La suite après cette publicité

 Burkina24 : Qui est Damien SOME pour les lecteurs de Burkina24 ?

Damien SOME : Je suis Damien SOME, Chargé de recherche à l’Africa Progress Panel (APP), une fondation que préside l’ancien Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.

Burkina24 : Vous faites véritablement partie de cette diaspora burkinabè qui fait la grande fierté du Burkina Faso. De Ouaga à Genève en passant par Taïwan, parlez-nous un de votre parcours.

Damien SOME : Tout a commencé dans mon village, Béné, province du Ioba, et au Petit Séminaire Saint Tarsicius (Diocèse de Diébougou) où j’ai fait les premiers pas de ma formation avant de poursuivre une partie de mes études secondaires et universitaires à Ouagadougou.

En 2007, j’ai été lauréat d’une bourse d’études pour Taïwan où j’ai passé 5 ans pour des études de langue et culture chinoises et de Commerce international.

Venu de Taipei à Genève, j’ai achevé mes études à  l’Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) et commencé à travailler pour l’APP.

Burkina24 : Quelles sont vos responsabilités au sein de l’Africa Progress Panel ?

Damien SOME : A l’Africa Progress Panel, je fais essentiellement de la « recherche et communication ». Ceci en soutien à l’élaboration du Rapport annuel sur les progrès en Afrique  et à sa diffusion.

Ce rapport traite chaque année de questions qui sont d’un intérêt particulier pour le continent africain. Pour exemple, le Rapport 2015 portera sur l’énergie et le changement climatique en Afrique. Il sera lancé le 5 juin par Monsieur Kofi Annan.

Burkina24 : Avez-vous des projets de retour au Burkina Faso ?

A l’instar de bon nombre de personnes qui, pour des raisons diverses sont emmenées à  vivre en dehors de leur pays, retourner au Burkina Faso est pour moi une aspiration légitime.  Durant toutes ces années à  l’étranger, je me suis efforcé de revenir au pays à  chaque fois que cela était possible, mais je voudrais pouvoir m’y établir définitivement à un moment donné et contribuer davantage à  la construction de mon pays.

Burkina24 : L’actualité politique dans votre pays le Burkina est très bouillonnante depuis quelques mois. Que vous inspire le contexte actuel dans lequel évolue votre pays ?

Damien SOME : Je suis de très près l’évolution de la situation au pays grâce aux sites d’information dont Burkina24 que je félicite au passage.

Le Burkina Faso a connu tout au long de son histoire, et singulièrement en ces moments, de sérieuses difficultés politiques qui ont laissé des séquelles sur nos efforts de développement économique. Aussi, malgré tout le potentiel, notamment humain dont il dispose, notre pays accuse du retard sur plusieurs plans.

C’est pourquoi il parait essentiel que, tant au niveau individuel que collectif, nous nous efforcions de réussir la transition en cours. C’est à mon sens la principale et la plus urgente des conditions à  satisfaire si nous voulons arriver à nous recentrer sur les priorités du développement, notamment économique de notre pays.

Burkina24 : Votre dernier mot en cette fin d’interview.

Damien SOME : Merci à  Burkina24 pour l’opportunité de cette interview. Je souhaite bon vent à mon pays et en appelle à l’unité de tous les Burkinabè. Je reste convaincu que nous y parviendrons malgré l’adversité,  qu’un jour nouveau se lèvera et que nous verrons clairement cet horizon du bonheur que nous appelons de tous nos vœux dans notre hymne national.

Interview réalisée par Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24


NDLR : Les points de vue exprimés dans cette interview n’engagent que leur auteur —M. SOME— et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Africa Progress Panel. 

publicite


publicite

Articles similaires

8 commentaires

  1. Il en appelle aux dissidents du nouveau code electoral de surpasser leur ego pour contribuer a l’effort et a la vision de la transition en cours pour rebatir une democratie a la hauteur de nos aspirations tant politique,economique que social.c’est a mon sens le message qu’il essait de vehiculer.Au dela de nos divergence,un nouveau depart s’impose pour doper les secteurs a tout les niveau.

  2. Mon fr?re , les burkinabes ne sont pas divis?s , il y a que des assassins et malhonn?tes que le peuple veut juger et r?clamer ce qu’ils lui ont vol

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page