Recrutement de diplômés pour l’enseignement : Ce qu’il faut savoir

Le Ministre de l’éducation nationale et celui de la santé  étaient devant la presse cet après-midi du 17 mars 2016 au ministère des affaires étrangères,, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur. Il s’agissait de faire le point des mesures présidentielles dans le domaine de l’emploi pour Martin Coulibaly ministre de l’éducation nationale. Quant à Smaïla Ouédraogo, Ministre de la santé, il  a présenté le processus de mise en œuvre des mesures  entrant dans le cadre du pacte national de réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant.

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Le tour était d’abord au ministre de l’éducation nationale de donner des précisions sur le programme «emplois-jeunes pour l’éducation nationale». Martin Coulibaly a indiqué que le recrutement de 4200 étudiants au compte de ce ministère prévu pour débuter en avril  coûtera environ 2 milliards 800 millions de francs CFA au budget de l’Etat en 2016. Il vise à faire face à un déficit d’enseignants dans le post-primaire. « En effet, le déficit en enseignants au post primaire est estimé à 6 399 professeurs », révèle le chef de ce vaste département.

Intégration. L’intégration à la fonction publique de ces jeunes devra passer par un concours de recrutement, ce qui sous-entend que les recrutés devront travailler durant trois années comme des contractuels de l’Etat, précise-t-il.

Martin Coulibaly, ministre de l'éducation nationale. © Burkina 24
Martin Coulibaly, ministre de l’éducation nationale. © Burkina 24

« La contractualisation est une précaution visant à asseoir une politique saine, explique-t-il.  Il faut se rassurer de la volonté des intéressés d’exercer le métier d’enseignant avant d’entreprendre des mesures d’intégration à la fonction publique pour éviter les procédures longues de désintégration pour ceux qui désisteront éventuellement ».

Le nombre de recrutés est de 4 200 en 2016, 3 000 en 2017, 2 000 en 2018 et à partir de 2019, un concours sera organisé à l’intention des contractuels ayant totalisé  trois ans de service aux fins de les intégrer dans la Fonction publique. 4 200 nouveaux diplômés seront recrutés à nouveau et le cycle reprendra.

Les recrutés suivront six mois de formation pendant laquelle ils auront un pécule de 30 000 F CFA et à l’issue de laquelle ils signeront un contrat à durée déterminée d’un an renouvelable à concurrence de trois ans.  « Le renouvellement du contrat est conditionné par les résultats de l’évaluation annuelle du contractuel », précise le ministre.

Concernant les rémunérations mensuelles des futurs recrutés, le ministre Coulibaly a donné quelques précisions.  Ils auront droit à une allocation forfaitaire mensuelle de 100 000 F CFA. « L’allocation forfaitaire mensuelle n’a pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération, mais elle est une contribution financière pour permettre au contractuel de se loger et d’être dans des conditions acceptables de travail. Elle n’est soumise à aucun impôt, ni à aucun prélèvement social », indique Martin Coulibaly.

Dernière précision, « dès l’engagement, l’agent contractuel signe un contrat pour servir dans la province choisie pour une durée de 3 ans. Aucune affectation n’est possible en dehors de la province choisie », déclare le patron du MENA.

Il faut également noter que des agents de santé communautaire seront recrutés dans les communes. Ils percevront une prime mensuelle 20 000 F CFA. Chaque commune devra contribuer à hauteur de 5 000 F CFA par agent. Mais les caisses des collectivités seront exemptées de cette contribution pendant l’année 2016 et chaque fois que cela s’avèrera nécessaire, a affirmé le ministre.

La gratuité des soins de santé se fera selon un programme graduel

Concernant la mise en œuvre des mesures présidentielles dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant, elle se fera de manière graduelle, a laissé entendre le ministre  Smaïla Ouédraogo. La gratuité des soins dans les établissements de santé publics commenceront à partir du 2 avril dans 3 régions que sont le Centre, les Hauts-bassins et le Sahel.

Ce choix s’explique par l’importance accordée au plateau technique  des centres hospitaliers et aux indicateurs en matière de santé de ces régions.  Le ministre fait remarquer que cette mesure ne concernera les centres hospitaliers régionaux et universitaires des zones concernées qu’à partir du mois de juin.

Smaila Ouédraogo, ministre de la santé. © Burkina 24
Smaila Ouédraogo, ministre de la santé. © Burkina 24

Effectivité. Si la question de l’effectivité de ces mesures se pose, le ministre en charge du département rassure. « Les maladies qui seront prises en compte sont celles dont des traitements existaient au préalable dans les structures sanitaires publiques ainsi que partenaires. »  

A la même occasion, le défi lié à l’approvisionnement des dépôts pharmaceutiques en médicaments est en permanence en traitement, a rassuré le ministre Smaïla Ouédraogo. « Dans ce Burkina post-insurrectionnel, je fonde l’espoir que certaines pratiques d’autres temps n’auront droit de cité dans notre Burkina Faso », a-t-il espéré.

Mariam OUEDRAOGO (stagiaire) avec Oui Koueta

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