Burkina : Le fonds d’énergies durables débloque 1 million d’euros pour des mini-réseaux

Selon une information relayée par le magazine « La Tribune Afrique », le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA) a récemment débloqué une subvention estimée à un million de dollars en faveur du Burkina Faso. Ce montant vise à « promouvoir les investissements dans le secteur des énergies renouvelables en misant sur les mini-réseaux d’énergie verte afin de rehausser le taux d’accès à l’électricité du pays particulièrement faible en milieu rural » .

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L’octroi de ce montant d’un million de dollars en faveur du Burkina Faso devrait contribuer à promouvoir l’accès à l’énergie verte, particulièrement en milieu rural à travers des mini-réseaux.

Le Fonds de développement de l’électrification (FDE), mis en place par le gouvernement burkinabè, bénéficiaire de cette manne, l’utilisera pour la création d’un cadre propice aux investissements du secteur privé dans l’énergie, en particulier dans les mini-réseaux basés sur les énergies renouvelables. Ce fonds a déjà à son actif, une cinquantaine de mini-réseaux à base de diesel  qui sont  principalement gérés par des coopératives de femmes agricultrices.

Le soutien du SEFA vient appuyer les actions du gouvernement burkinabè afin d’assurer l’atteinte des objectifs qu’il s’est fixé à savoir l’augmentation du taux global d’électrification à 36 % en 2020 et à 75 % d’ici à 2030.

Selon la Banque africaine de développement (BAD), qui gère le fonds SEFA, cette nouvelle subvention va permettre de financer l’examen de la politique énergétique du Burkina et de formuler des recommandations pour englober les mini-réseaux à base d’énergies renouvelables.

Selon Ousseynou Nakoulima, directeur de la BAD pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, « un nouveau modèle commercial pour le déploiement de mini-réseaux à base d’énergie solaire va débloquer des investissements dans les 3 000 localités identifiées dans le programme du pays ».

Le projet s’inscrit d’ailleurs dans la droite ligne de la Stratégie décennale de la BAD axée sur la croissance verte, ainsi que du « New Deal pour l’énergie en Afrique », lequel vise entre autres objectifs, l’accès universel à l’énergie d’ici à 2025. Il répond également aux objectifs de « SEforALL », en se basant sur les énergies renouvelables pour élargir l’accès à l’énergie et en encourageant les financements privés.

D’autant plus que parallèlement, le gouvernement du Burkina s’est engagé à accroître l’accès à l’électricité dans le pays, en mettant l’accent sur les énergies renouvelables, tel que stipulé dans sa Politique du secteur énergétique (POSEN) qui s’étale sur la période 2014-2025 et qui vient d’être renforcer par les objectifs des nouvelles autorités à travers le Programme national de développement économique et social (PNDES).

Le SEFA a été lancé en 2012 comme un fonds fiduciaire multi-bailleurs doté de près de 100 millions de dollars et financé par les gouvernements du Danemark, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Italie. Il a vocation à soutenir le programme de développement des énergies durables en Afrique, en offrant des subventions destinées à faciliter la préparation de projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique de moyenne envergure  ainsi que des  prises de participation pour pallier le déficit de financement des projets d’énergies renouvelables de petite et moyenne envergure.

Il œuvre aussi à apporter  un appui au secteur public pour créer un environnement propice aux investissements privés dans le domaine des énergies durables.

 Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                              Burkina24

 Source: La Tribune Afrique

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