Michel Ouédraogo : « La vraie force d’opposition au Burkina, c’est le CDP »

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« Quand vous regardez un enfant marcher, vous savez où il va ». Le député Michel Ouédraogo s’est fait sien cet adage pour déclarer savoir de quel côté s’est positionné le groupe parlementaire Union pour la démocratie et le changement Renouveau démocratique (UPC/RD). Au regard des votes à l’Assemblée nationale, le député estime que le groupe « soutient la majorité » alors que le président de l’UPC/RD, Daouda Simboro affirmait n’être ni de la Majorité ni de l’Opposition.

Michel Ouédraogo, député au compte du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), a soutenu le mardi 16 janvier 2018 que le groupe parlementaire Union pour la démocratie et le changement Renouveau démocratique (UPC/RD) soutient la majorité et ce après un constat : « l’ensemble des dernières lois qui ont été votées, ils ont tous voté ‘’Pour’’ », a-t-il révélé.

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Commentant la scission du principal groupe parlementaire, le groupe Union pour la démocratie et le changement, Michel Ouédraogo a estimé qu’une opposition, « ce n’est pas son nom. Ce n’est pas la quantité qui fait la qualité ». Et, dit-il en poursuivant, il faut que le CDP se réorganise parce que « la vraie force d’opposition au Burkina, c’est le CDP. Il n’y a pas d’autres partis ».
Le député a également commenté la gestion de l’Assemblée nationale par le nouveau président, Alassane Bala Sakandé, qui a remplacé Salifou Diallo au perchoir après le décès de celui-ci. Son commentaire :

Alassane Sakandé « est venu renforcer le mouta mouta  »

« Aujourd’hui, c’est difficile pour le président de l’Assemblée nationale (Alassane Sakandé, ndlr) d’imprimer lui-même sa propre personnalité à la gestion du parlement parce qu’il a un référentiel (Salifou Diallo, ndlr). Et lorsque vous n’atteignez pas le référentiel, ça pose problème.

L’ancien PAN n’est plus là, paix à son âme. Quand vous regardez comment est structuré le parti au pouvoir, ils sont sur trois jambes. Lorsqu’une jambe est partie, ils se sont dit qu’il y a une place à prendre. Mais qui veut la prendre ? C’est tout le monde au sein du parti. Et si le PAN (Alassane Sakandé, ndlr) veut la prendre, il faut qu’il tape fort et faire du Salif (Salifou Diallo, ndlr) à la place de Salif pour pouvoir occuper ce poste. C’est mal parti.

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Le contexte dans lequel il a pris [la présidence de l’Assemblée nationale] devait lui permettre de réfléchir à comment mener sa gouvernance. La gouvernance consensuelle qu’il a voulu continuer est une bonne chose. Il y a des aspects qu’on peut apprécier. Mais en ce qui concerne sa gouvernance sur les sorties, au niveau du MPP, tout le monde croit qu’il y a une place à prendre et chacun veut prendre cette place au niveau de l’opinion, au niveau du parti et des militants. C’est cette bataille qui est en train de se mener.

Gouvernance pour gouvernance, il est venu renforcer le mouta mouta à l’Assemblée nationale. »

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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