Burkina : L’ADF-RDA partage « la désillusion et les inquiétudes » de la population

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Reléguée au rang de 5ème force politique à l’issue des élections législatives de 2015 et focalisée sur la remobilisation et la réorganisation des structures de base, l’Alliance pour la démocratie et la fédération/ Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) ne perd pas de vue la situation nationale sur laquelle s’alarme son président.

« On passe notre temps finalement à nous préoccuper du passé. Finalement, on ne parle plus du présent Le chômage des jeunes. Ce n’est plus une préoccupation. L’avenir du Burkina, personne n’en parle. On est rivé sur le passé », déplore le président du parti Alliance pour la démocratie et le la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA).

Me Gilbert Noël Ouédraogo a dirigé la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) au premier trimestre de l’année écoulée. Se fondant sur la devise (paix-liberté-justice) du parti qu’il préside, il estime que ses devanciers ont été « prévoyants » parce qu’aujourd’hui, il est question de ces « trois préoccupations qu’il faut résoudre pour que le Burkina Faso aille de l’avant ».

Il n’y a pourtant pas que ces trois préoccupations qui méritent une attention particulière. Le système éducatif national est paralysé depuis octobre par une série de grèves et de sit-in. Certes, « une nation qui avance doit regarder derrière, mais juge Me Ouédraogo, elle doit aller vers l’avenir, préparer quelque chose pour la jeunesse ».

Et parce que « l’éducation, c’est fondamental, il n’y a rien de plus meurtrier que de laisser le système éducatif aller à vau-l’eau »,  estime l’avocat pour qui « même la santé, l’éducation passe avant la santé parce que quand quelqu’un est bien éduqué, il peut apporter dans le domaine de la santé ». Sa prescription après son diagnostic ne diffère pas de celle des autres partis de l’opposition. « Il faut régler le problème de l’éducation. Si on ne règle pas ça, on va payer ça dans 10,  15, 20, 30 ans », conseille le président de l’ADF/RDA.

Reconnaissance à l’endroit de militants restés fidèles au parti.

La cérémonie de présentation de vœu au siège du parti de l’éléphant a été l’occasion de récompenser le mérite et la fidélité de 45 militants. Décédé, El Hadj Souleymane Guèma Ouédraogo,  ancien secrétaire général du bureau de la fédération du Yatenga « un militant engagé de l’ADF-RDA de sa jeunesse jusqu’à son dernier souffle », sa fidélité a été récompensé par la remise du titre de reconnaissance à son fils.

« Il est resté fidèle à son idéal malgré les persécutions qu’il a subies sous le comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN), le Rassemblement démocratique populaire et plus récemment en octobre 2014, ni les tentatives de débauchage n’ont pu le faire changer d’avis », a déclaré le président du parti du parti.

Pour l’heure,  l’ADF RDA qui « à ce stade ne peut que partager la souffrance, la désillusion et les inquiétudes de la population » en attendant les prochaines échéances électorales, veut garder le cap en tant que « force alternative » de propositions et apporter sa contribution à la construction de la nation burkinabè.

Oui KOETA

Burkina24

Il y a 1 commentaire

  1. C’est pas simple.tu n’a plus aucune crédibilité il faut laisser la politique pour faire du bénévolat s’il te reste une bonne foie de vouloir le bien de ce pays Mr le Très Démocrate qui a pris en moquerie le peuple la veille de l’insurrection:y’a eu mort d’Hommes

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Oui Koeta

Je pense que 'la vitalité d'un pays se mesure (en partie) à celle de ses journalistes'. Merci de participer à cela à travers vos retours de lectrices et lecteurs. I believe that 'the vitality of a country is meseared (in part) by that of its journalists'. Thank you for being part of the adventure by giving feedback.

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