MPP-Côte d’Ivoire: Inoussa Sankara salue le nouveau code électoral

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La section-Côte d’Ivoire du Mouvement du Peuple pour le Progrès, MPP, le parti au pouvoir a animé ce dimanche 12 août 2018 à son siège national à Port-Bouët, Abidjan, une conférence de presse portant sur l’adoption du code électoral au Faso. 

« L’adoption du nouveau code électoral est une avancée à la fois majeure et historique pour la diaspora burkinabè à travers le monde car il restitue à tous les Burkinabè sans exclusion et surtout à ceux vivant hors des 274 200 km² du Faso son droit fondamental de vote», a commenté Inoussa Sankara, le secrétaire général  du MPP en Côte d’Ivoire après la lecture de la déclaration par Sonia Kaboré, la porte-parole du parti à Abidjan.

Non sans rendre un grand hommage au Président Roch Christian Marc Kaboré, les dignitaires de la section ivoirienne du MPP ont expliqué que c’est au terme de l’atelier de capitalisation tenu au lendemain des élections de 2015  que tous les acteurs de la vie politique au Burkina Faso, à savoir la société civile et les partis politiques, dans le souci de maximiser les mesures de transparence et de fiabilité ont tous opté pour l’usage d’un document unique de vote qui est la CNIB. Toutefois, le gouvernement du Faso en vue d’élargir l’électorat y a rajouté le passeport burkinabè au nombre des pièces de votation.

Pour la section MPP-Côte d’Ivoire, il n’existe pas de plus grande preuve de bonne foi pour associer la diaspora aux joutes présidentielles au Burkina Faso.

Alors que certaines OSC principalement celles actives en Côte d’Ivoire demandent que la carte consulaire soit acceptée comme pièce de votation, Inoussa Sankara voit en cela la consécration d’une autre injustice qui sera faite aux ressortissants burkinabè vivants dans des pays où la carte consulaire n’est pas en vigueur.

« Nous ne disons aucunement que la Carte Consulaire en Côte d’Ivoire n’est pas fiable encore moins valable, bien au contraire. Toutefois, que feraient les Burkinabè de l’étranger ne disposant pas de ce document ? », s’est-il interrogé avant de poursuivre, « le document en l’occurrence, la carte nationale d’identité burkinabè, CNIB, est la preuve de notre affiliation à notre pays, le Burkina Faso et un vrai Burkinabè qui aime son pays devrait en disposer où qu’il soit et il ne peut y avoir de débat en cela », a-t-il tranché.

« La désinformation à laquelle se livrent certaines OSC inspirées par des partis de l’opposition est à dénoncer et c’est ce que nous faisons ici. Ils veulent faire croire à l’opinion nationale et internationale que la carte consulaire est le document le mieux partagé au sein de la diaspora ivoirienne, c’est qui n’est pas correct. Sur les 4 millions de Burkinabè que compte la Côte d’Ivoire, moins de 900 000 ont en leur possession la carte consulaire qui au passage coûte 7.500 Fcfa. Le Président Kaboré a pris des dispositions pour qu’une vaste opération d’établissement de la CNIB soit menée au profit des Burkinabè en Côte d’Ivoire pour le coût de 2.500 Fcfa avant 2020, date de la présidentielle au pays afin que toute la diaspora soit impliquée dans ce très important scrutin. Pourquoi n’en parlent-ils pas ? Ces partis procèdent tout simplement par la manipulation encore une fois. Cette avancée démocratique majeure pour notre pays le Burkina Faso nous la saluons avec le plus grand enthousiasme», a indique Sonia Kaboré.

Intervenant pour conclure cette conférence de presse, Inoussa Sankara a invité les Burkinabè de la diaspora a et en particulier celle de la Côte d’Ivoire à garder sa sérénité et sa vigilance et interpelé les uns et les autres sur la préservation de la paix sociale au Burkina Faso.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant de Buirkina24 en Côte d’Ivoire

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