Bala Sakandé : « Nous ne permettrons pas la prédation sur nos terres »

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Bientôt, des mesures légales seront prises par l’Assemblée nationale du Burkina Faso pour règlementer la spéculation foncière. C’est l’assurance donnée par le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso Alassane Bala Sakandé à l’occasion de sa rencontre avec les forces vives de la région des Hauts-Bassins le samedi 08 septembre 2018 à Bobo-Dioulasso. Il a aussi invité les populations à l’union sacrée autour des Forces de défense et de sécurité.

« Nous allons nous entretenir avec le ministre de l’habitat pour prendre des décisions qui s’imposent afin d’éviter que des gens viennent faire de la prédation sur nos terres ». C’est en ces termes que le Président de l’Assemblée nationale (PAN) Alassane Bala Sakandé a rassuré la population de la ville de Sya sur la question de la spéculation foncière au Burkina.

En effet, la période post-insurrectionnelle a été marquée par la mesure de « la suspension des lotissements » sur toute l’étendue du territoire. L’on se rappelle alors qu’une commission d’apurement du foncier avait alors vu le jour. Sur la base du rapport de ladite commission, la « levée » de la suspension sur certaines parties du territoire a été annoncée le 30 mars 2018 par le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme Maurice Bonanet.

Mais pendant cette même période, les populations ont assisté à une prolifération des sociétés immobilières qui elles continuent d’exercer leurs activités. D’où l’impossibilité pour le PAN de fermer les yeux sur ce « phénomène » qui ne favorise pas l’accès aux logements aux citoyens à revenus modeste.

Loin des feux des projecteurs, opposition et majorité trinquent ensemble

Le PAN a surtout invité les Burkinabè à se lever comme un seul homme pour  bouter hors de nos frontières l’ennemi « qu’il soit connu ou inconnu ». A l’en croire, « après les débats d’idées devant les medias, l’opposition politique et nous, on boit le café ensemble » et les populations  à la base devraient en faire autant. Car lorsque le pays est attaqué, «  il n’y a pas de coloration politique, ni de religion », conclut le PAN.

Aminata SANOU

Correspondant de Burkina24 à  Bobo-Dioulasso 

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