Burkina : UBA « redonne » à sa communauté

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Pour « aller au-delà des subventions aux jeunes entrepreneurs » au travers de la fondation UBA, la banque lauréate 2018 du prix Euromoney dans la catégorie numérique, organise ce vendredi 23 novembre 2018 une journée communautaire. Au cœur de celle-ci, le don de sang par le personnel, la remise de livres pédagogiques (L’aventure ambiguë par Cheikh Hamidou Kane) et surtout l’initiation aux premiers secours des élèves du Collège Notre Dame de Kologh-Naaba.   

Rodrigue Hien est employé de banque à UBA Burkina Faso. Il ne s’est pas fait prier pour prendre part à la journée communautaire organisée par son employeur. « C’est vrai que c’est une institution financière mais on officie au sein d’une société. La journée communautaire, c’est pour nous remémorer que nous sommes au sein de cette communauté, que nous devons participer à l’épanouissement de cette communauté également », dit-il après avoir fait don d’une poche de sang.

Tout comme lui, Zara Kan/Lankoandé, cheffe du service contrôle des crédits, s’est elle-aussi rendue dans la salle réservée pour l’occasion pour  exprimer sa compassion et sa solidarité vis-à-vis de ceux qui sont dans le besoin en donnant quelques centilitres du précieux liquide qui circule dans ses veines.

« Généralement, commente-t-elle, quand on est en bonne santé, tout roule. Mais lorsqu’on est en situation de maladie, ou lorsqu’on a un parent malade qui se trouve dans une situation où il a besoin de sang et qu’on n’arrive pas à en trouver, c’est en ce moment qu’on ressent la peine.  Nous on profite de cette occasion pour donner un peu de notre sang pour pouvoir sauver des vies ».

La directrice de l’exploitation Ramata Djibo assure l’intérim de la direction de UBA Burkina. Certes depuis 2006, la fondation UBA existe avec pour mission amélioration des conditions socio-économiques des communautés du continent africain en mettant l’accès sur les domaines de l’environnement, de l’éducation, de l’autonomisation économique et des projets spéciaux.

Mais, pour « aller au-delà des subventions aux jeunes entrepreneurs », l’institution financière a opté de « redonner à la communauté » en commençant par le don de sang.  « Nous savons qu’il y a un déficit en poches de sang. Il est donc  important pour nous de faire ce geste-là qui peut sauver des vies auprès de notre communauté ». Et pas seulement. Des livres pédagogiques ont été remis aux jeunes filles du Collège Notre Dame de Kologh-Naaba.

Remise de livres pédagogiques à la direction du collège Notre Dame de Kologh-Naaba.

Elles ont également reçu une formation aux premiers secours et aux premiers soins par l’entremise de la Croix Rouge burkinabè. En cette « particulière journée » du vendredi 23 novembre 2018 marquant la première édition, Ramata Djibo ne cache pas ses attentes de l’engagement de l’institution pour la vulgarisation des techniques de secourisme dispensées par la Croix Rouge. Le but est de voir naître chez ces élèves le bon réflexe et l’adoption de bonnes attitudes en cas d’urgence. « Des fois, elles peuvent se retrouver dans une situation où dans la famille on a besoin qu’elles prodiguent ces premiers soins. Ces gestes vont sauver des vies », est-elle convaincue.

Remise d’un chèque au partenaire de la Croix rouge pour qu’elle poursuive ses actions d’initiations aux premiers secours et soins.

Lazare Zoungrana, le secrétaire général de la Croix Rouge burkinabè, une institution avec pour principe clé « apporter l’assistance en tout temps et en tous lieux », ne s’est pas fait raconter la journée de sensibilisation et d’initiation aux premiers secours à l’endroit des collégiennes, « une bonne pépinière » à entretenir.  Avec « un monde confronté à beaucoup de difficultés, plus que jamais nous avons besoin de développer la solidarité, de renforcer nos connaissances en matière de gestes qui sauvent », dit-il.

Les collégiennes du collège Notre Dame de Kologh-Naaba à l’école du secourisme.

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