France-Allemagne-G5 Sahel : Le conseil de sécurité de l’ONU à Ouaga

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La France qui a opté de co-présider le conseil de sécurité de l’ONU avec l’Allemagne organise en ce moment une tournée au Mali et au Burkina Faso. Au cœur de la visite les contours de l’opérationnalisation de la force du G5 Sahel et les conditions préalables à son inscription sous le chapitre 7 de l’organisation onusienne.

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La France préside le Conseil de sécurité en ce mois de mars. Elle est coorganisatrice de la visite avec l’Allemagne et la Côte d’Ivoire de cette visite de terrain de trois jours au Sahel. Les explications de ce choix trouvent leur fondement dans le traité d’Aix-La-Chapelle signé le 22 janvier 2019 par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel.

Le référendum britannique avec la victoire du oui au Brexit et l’arrivée des dirigeants de l’extrême droite au pouvoir comme c’est le cas en Italie (troisième puissance économique de la zone euro et huitième à l’échelle mondiale), en Autriche, en Bulgarie, en Finlande, en Grèce, en Slovaquie, l’Union européenne traverse des zones de turbulence. En ces temps troubles, la France et l’Allemagne souhaitent aller plus loin dans leur relation. Cela commence par l’acquisition d’un peu plus de poids par la première économie d’Europe à l’ONU, qui a obtenu un siège non-permanent au Conseil de Sécurité pour la période 2019 à 2021. Emmanuel Macron et Angela Merkel l’ont compris. D’où leur choix de  « serrer les rangs ».

A l’article 8 du traité, les deux voisins s’engagent à poursuivre leurs efforts en vue d’aboutir à une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. « L’admission de la République fédérale d’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande », peut-on lire à l’alinéa 2. L’étroitesse de ces relations ne bénéficie pas qu’aux Français et aux Allemands. Les cinq pays membres du G5 Sahel dont le compte d’opérations est domicilié à Bruxelles dans la capitale européenne, eux qui peinent à mobiliser des fonds pour son fonctionnement, ont de quoi s’enthousiasmer.

Avant le déplacement de vendredi pour Bamako en compagnie de représentants des 15 autres membres du conseil, François Delattre, l’ambassadeur de France à l’ONU expliquait que la visite vise « à épauler le Burkina Faso dans ses efforts pour faire face à la menace sécuritaire à laquelle il est confronté et pour l’aider aussi dans le chemin de son développement ». Pour Stephen Hickey, Co-coordinateur de la mission britannique à l’ONU, présent lui aussi dans la capitale burkinabè, l’escale de Ouagadougou passe pour l’occasion d’« en apprendre davantage sur la crise émergente dans le pays et pour soutenir le gouvernement et la société civile dans leurs efforts pour y faire face ».

De l’inscription du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la charte de l’ONU

Vendredi à Bamako et dimanche à Ouagadougou, l’organe onusien, qui a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, est allé s’enquérir de la situation au plus près avant toute prise de décision. Au menu des débats, l’inscription de la force régionale conjointe du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies.

L’article 40 dispose à ce titre qu’« afin d’empêcher la situation de s’aggraver, le Conseil de sécurité, avant de faire les recommandations ou de décider des mesures à prendre conformément à lArticle 39, peut inviter les parties intéressées à se conformer aux mesures provisoires qu’il juge nécessaires ou souhaitables ». Le volet négociations incombe aux cinq chefs de la diplomatie. L’inscription sous ce chapitre est « toujours d’actualité », informe le chef de la diplomatie burkinabè.

Pour y parvenir, il y a un préalable. Ce sur quoi l’ambassadeur français à l’ONU est revenu lors des discussions à Bamako. « Le conseil a dit dans une récente déclaration qu’il avait l’intention de rediscuter du soutien international à la force une fois que celle-ci sera pleinement opérationnelle et une fois que les premiers résultats seraient obtenus », a rappelé François Delattre. 

En attendant, Kakou Houadja Léon Adom, ambassadeur ivoirien à l’ONU apprécie positivement les efforts des cinq pays qui ont décidé d’unir leurs forces pour venir à bout de l’insécurité dans le Sahel. « La force G5 Sahel doit être soutenue. Pour nous, elle demeure un modèle d’appropriation par les pays africains de leur sécurité collective ».

Après la visite terrain, rendez-vous le 29 mars au siège de l’ONU où les attentes du Burkina, du Mali, du Niger, de la Mauritanie et du Tchad seront examinées.

Oui Koueta

Burkina24

 

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Oui Koueta

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