CIMBURKINA : 15 milliards de francs CFA pour doubler la production annuelle

La société de cimenterie CIMBURKINA va passer de 1 million à 2 millions de tonnes en termes de production annuelle. Un deuxième broyeur a été ajouté aux équipements de ladite société à cet effet. Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré a procédé au lancement des activités du nouveau broyeur ce mardi 18 juin 2019.

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15 milliards de francs CFA, c’est le coût total de l’investissement dans le nouveau broyeur de CIMBURKINA. Un investissement qui va permettre de doubler la production annuelle de la cimenterie.  « Un nouveau silo de calcaire de 2000 tonnes permet d’alimenter la ligne de production, un broyeur de 150 tonnes par heure assure pour de longues années la disponibilité des produits sur le marché burkinabè », a expliqué le directeur général de CIMBURKINA, François Sangline.

Les travaux de construction avaient été lancés le 1er février 2018 et le directeur général se félicite de l’inauguration de cette unité qu’il juge respectueuse des « standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement ». Une inauguration qui vient également augmenter la capacité productive annuelle du Burkina. « Un tel investissement arrive à un point nommé dans un contexte où le gouvernement s’est résolument engagé dans la réalisation de logements décents à travers le programme 40.000 logements sociaux et la construction d’importantes infrastructures routières, de stockage et d’utilisation de l’eau pour l’irrigation et la protection d’énergie », explique le ministre Harouna Kaboré.

6 millions de tonnes, c’est la quantité totale que le Burkina devra offrir en termes de production annuelle.  Une production que la consommation annuelle n’arrivera sans doute pas à éponger avec 2,5 millions de tonnes en termes de consommation. Et avec environ 2000 emplois directs et 10.000 emplois indirects dans le secteur de la cimenterie, le directeur général de CIMBURKINA s’inquiète de la concurrence des autres producteurs, notamment ceux des pays limitrophes et des autres structures qui ne respectent pas les normes internationales.

Sur la question, le ministre du commerce rassure sur l’effectivité de la création de la brigade mobile de contrôle. « Le nouveau code de l’investissement adopté en octobre 2018 est en la matière un référentiel fiable et constitue une stratégie nationale d’industrialisation », ajoute-t-il.

Basile SAMA

Burkina 24

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