Taux de réussite au BEPC : Les chiffres depuis 2010

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En 2012, le taux de succès à l’examen du Brevet d’études du Premier cycle (BEPC), au plan national est monté à 52,16%. C’était la seule fois en dix ans, de 2010 à 2019, que ce taux a été atteint au Burkina Faso. Le taux le plus bas en 10 ans, 22,57 %, a été enregistré pour l’année scolaire 2013, l’année suivant le taux le plus fort. Pourquoi une telle disparité et qu’est-ce qui explique des chiffres aussi bas ?

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Le taux de réussite au Brevet d’études du Premier cycle (BEPC), session 2019 était de 26,62 %. Ce taux a suscité de nombreux débats dans les médias et sur les Réseaux sociaux. Au-delà de ce chiffre ponctuel, Burkina 24 s’est intéressé à l’évolution des taux de succès pour les 10 dernières années au Burkina Faso, soit de 2010 à 2019. Dans la courbe qui suit, les chiffres issus du Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN).

Source : © Burkina 24 à partir des données du MENAPLN

De ces chiffres, qu’est-ce qui explique la constance de ces taux de réussite sous la barre des 50 %, exception faite de l’année 2012 ? Tahirou Traoré, coordonnateur national de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous au Burkina Faso, a donné sa vision sur les causes de ces taux qu’il juge « faibles ». « Il y a plusieurs facteurs. C’est un processus qui commence depuis la fin du primaire », dit-il.

Tout en pointant du doigt le niveau réel des élèves, il n’a pas manqué d’apporter des critiques sur la qualité des enseignants, des enseignements et le rôle du ministère de l’Education.

Vidéo – Faible taux de succès au BEPC : L’analyse de Tahirou Traoré

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En sus des raisons avancées par le coordonnateur national de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous au Burkina Faso, Tahirou Traoré a aussi décliné quelques pistes de solutions en commençant par l’auto-évaluation de l’enseignant. Au ministère de l’Education nationale, il recommande le suivi des enseignants et la situation des responsabilités en cas d’échec ou de succès à tous les niveaux allant de l’enseignant du Directeur d’école jusqu’à la Direction générale.

 

De 2010 à 2019, le taux de succès des filles a toujours été inférieur à celui des garçons – Source : © Burkina 24

« Il faut que chacun soit responsable. Si on situe les responsabilités, le suivi devient plus facile », insiste Tahirou Traoré. Aussi, il préconise au ministère de mettre l’accent sur la formation continue des enseignants. « Quand on fait le suivi pédagogique, on découvre facilement les lacunes des enseignants », s’explique M. Traoré.

Revenant sur les taux de succès, une halte a été faite pour commenter celui de 2019, 26,62%. A écouter M. Traoré, « le taux est relativement faible » par rapport au taux de l’année précédente, 2018, qui était de 42,94%. Tahirou Traoré a émis plusieurs hypothèses allant de la qualité des enseignements reçus au choix des sujets et à la pléthore des effectifs dans les classes.

« Mais d’où vient le problème ? »

Aussi, les différentes grèves qui ont jalonné l’année scolaire entrent en compte, note Tahirou Traoré. Généralement, les élèves apprennent les leçons quand il y a des devoirs. Mais quand il n’y a pas d’évaluations, certains élèves ne se préparent pas, poursuit-il. « Si vous regardez les établissements où le taux de succès est élevé, ce sont les établissements où les devoirs étaient continus », explique Tahirou Traoré.

A partir de 2016, le nombre de filles présentes à l’examen du BEPC s’est accru et a dépassé le nombre de garçons présents. © Burkina 24

Mais de manière générale, selon le coordonnateur national de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous au Burkina Faso, les différents taux de réussite reflètent le niveau réel des élèves. « C’est ce qu’ils ont appris. Ceux qui choisissent les sujets, ce sont les professeurs. Ceux qui les appliquent, ce sont des professeurs. Ceux qui les corrigent, ce sont les professeurs. Mais d’où vient le problème ? », interroge-t-il.

Lire 👉 BEPC 2019 : Ouattara Sié Dabil Osée, premier au plan national

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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Un commentaire

  1. Mais ce n est pas les enseignants qui ont supprimés les examens blancs!il faudra aussi par équité établir
    une corrélation entre l administration des examens blancs dans les lycées malgré l interdiction et taux de succès des établissements!vous en serez édifiés et qui sait vous cela pourra se muer en un lien de causalité !

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