Burkina Faso : Haro sur les agences de communication clandestines !

Les Publicitaires associés ont  ce jeudi 4 février 2021 interpellé les acteurs de leur domaine à assainir le milieu de la communication et de la publicité au Burkina. Ils ont également présenté la liste des agences de communications qui sont reconnues par le Conseil Supérieur de la Communication (CSC).

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Au Burkina Faso, il y a plus  de 300 agences de communication et seules 37 sont reconnues par le Conseil Supérieur de la Communication (CSC), depuis septembre 2020. Cette situation est déplorable pour les Publicitaires associés qui continuent d’assister à la dévalorisation et la dégradation de leur profession. C’est pourquoi ils se sont réunis le 4 février 2021 pour attirer l’attention sur ces agences non reconnues.

Selon Cécile Gouba/Naon, présidente des entreprises de communication du Burkina, la première publication de la liste des agences de communications au nombre de 36 reconnues par le CSC  a eu lieu en septembre 2019. La deuxième liste publiée en septembre 2020 a dénombré  37 agences.

Ainsi, cette liste atteste que  seulement  37 agences sont habilitées à exercer le métier de communication et de publicité. Malheureusement, la physionomie financière de ces entreprises  et les activités de communication et de publicité qui se mènent dans le pays, amènent  les publicitaires à se poser des questions et à faire des interpellations.

« Nous publicitaires, nous interpellons les différents acteurs à jouer leur rôle de responsabilité sociale et citoyenne en œuvrant à l’application de la loi 080-2015/CNT du 23 novembre 2015 et à son décret d’application », a déclaré Cécile Gouba/Naon.

« Si un média diffuse une publicité de l’annonceur qui ne respecte pas les règles, c’est considéré comme un manquement »

Elle a invité les agences de communication non déclarées, à le faire si elles remplissent les conditions. Ces conditions, selon elle, sont multiples. Il s’agit entre autres, d’avoir un diplôme Bac + 5 dans le domaine ou avoir 5ans d’expérience, l’attestation fiscale, le contrat de bail, le numéro IFU et le registre de commerce.

Elle a demandé aux entreprises de communication régulièrement installées à faire le travail de veille afin de décourager les agences clandestines qui vont à contre-courant des textes portant règlementation  de la publicité dans le pays.

Cécile Gouba/Naon a aussi invité les annonceurs à consulter toujours la dernière liste des agences ayant fait leur déclaration au CSC ou d’exiger le récépissé de reconnaissance à jour aux entreprises de communication avec lesquelles ils entretiennent des relations de travail.

En ce qui concerne les medias, la présidente des entreprises de communication du Burkina a annoncé que la lutte est commune. Elle a alors invité les médias à veiller qu’aucune agence clandestine ne puisse diffuser des programmes sur leurs supports.

Selon Blagnima Traoré, directeur de la publicité du CSC, si un média diffuse une publicité de l’annonceur qui ne respecte pas les règles, c’est considéré comme un manquement. Et tout manquement est sanctionné par le CSC.

Il existe des sanctions pour les agences de communication qui ne sont pas en règle. Mais la présidente des entreprises de communication du Burkina a assuré que pour le moment, ce sont des sensibilisations qu’ils initient afin que les agences se mettent en règle.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

 

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