Effondrement de dalle à Koudougou : « Le chantier n’a pas été pris à la légère » (Pr Alkassoum Maïga)

Une dalle s’est écroulée dans un chantier de construction à l’Université Norbert Zongo faisant quatre morts. Ce mercredi 1er septembre 2021, le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maïga, s’est rendu sur les lieux du drame.

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Quatre personnes mortes et un blessé, tel est le bilan de l’effondrement d’une dalle dans un chantier à l’université Norbert Zongo de Koudougou, le 31 août 2021. Un jour après l’incident, le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maiga s’est rendu à Koudougou sur les lieux du drame.

« C’est avec beaucoup de tristesse qu’hier en fin de matinée, nous avons eu l’information qu’une dalle s’est écroulée et qu’il y avait les travailleurs qui étaient piégés sous les décombres. On a gardé l’espoir en pensant qu’on allait sortir tout le monde vivant de ce décombre-là, une première personne a été sauvée, on espérait pouvoir récupérer tout le monde, mais au fil du temps, la désolation s’est installée parce que nous avons appris par la suite qu’il y a quatre corps qui avaient été retrouvés sans vie », a déploré le ministre.

Il a également déploré  le fait que ce chantier qui consiste à la construction d’une infrastructure pour la formation, l’hébergement et la distraction  des étudiants soit  celui  qui les emporte. « Parmi ceux qui sont morts, on décompte trois étudiants qui étaient là pour leur stage qui espéraient sortir d’ici avec des qualifications afin de renforcer donc leurs capacités mais le destin en a voulu autrement », a-t-il regretté.

Pr Alkassoum Maïga a informé qu’il est rendu à la morgue pour voir les corps des victimes, et est allé présenter ses condoléances à leurs familles respectives. « Je dois relever la dignité avec laquelle, nous avons été reçus dans ces familles-là, la capacité de résilience. En tout cas, ils nous ont renvoyés une image très positive par rapport au comportement qu’on doit avoir quand il y a des drames comme ça », a-t-il salué.

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur a profité de l’occasion pour dire à l’opinion que le chantier n’a pas été saboté. « Nous voulons également passer le message pour dire que c’est un chantier qui n’a pas été pris à la légère », a-t-il affirmé.

Selon lui, le chantier est financé par un pays arabe qui a demandé qu’il soit porté par une société burkinabè et une société arabe.

« En plus des entreprises, le ministère s’est donné les moyens pour suivre les travaux, nous avons  le projet Cité universitaire qui suit les travaux et qui fait les réunions régulièrement avec l’ensemble des travailleurs pour le suivi et qui a aussi ses propres spécialistes dans le domaine », a-t-il renseigné.

Il a poursuivi qu’en plus du projet Cité universitaire, un cabinet d’architecture a été engagé pour suivre les travaux notamment dans l’actualisation de l’étude architecturale. « On a plusieurs niveaux de contrôle sur ce chantier-là, et nous travaillons également en étroite collaboration avec le laboratoire national des bâtiments et des travaux publics qui doit certifier dans toutes les étapes avant qu’on ne puisse continuer », a-t-il ajouté. Une assurance tout risque avait aussi été souscrite au début des travaux, selon le ministre de l’enseignement supérieur.

« Ça veut dire que c’est un chantier qui n’a pas été pris à la légère. Maintenant ce qu’il faut faire c’est que nous interpellons tous les acteurs qui travaillent sur ce chantier-là au sens de la responsabilité afin qu’ils puissent se retrouver après le choc de cette tragédie que nous avons vécue pour que chacun essaie de situer les responsabilités qu’on puisse savoir ce qui a pu bien se produire, ce qui n’a pas fonctionné et qui nous a conduit à cette tragédie inqualifiable. Je leur demande très rapidement de nous fournir les éléments d’appréciation », a-t-il indiqué.

Par rapport aux éléments d’appréciation qui seront fournis, le ministère engagera une équipe d’inspection pour contrôler « tout ce qui a été fait par les uns et les autres, et qu’on puisse voir s’il y a eu des failles dans ce processus-là ».

Alkassoum Maiga a laissé entendre que depuis hier, la justice travaille sur le dossier. Pour le moment, il se dit s’abstenir  de tout commentaire pour savoir  ce qui a été défaillant ou pas. « Je vais dire ici, il faut que chacun ait le sens de la responsabilité parce que ce qui s’est passé est inqualifiable et personne ne doit pouvoir se retrancher derrière quelque protection que ce se soit pour jouir d’une impunité quelconque », a-t-il martelé.

Justin Nebié, représentant des étudiants sur le plan social a, quant à lui relevé la gravité de la situation qui a suscité plusieurs questions parmi les étudiants.

« Nous estimons qu’un bâtiment construit et qui répond aux normes ne peut pas s’écrouler de cette façon », a-t-il réagi. Tout en déplorant la  mort de ses camarades, il appelle à ce que les responsabilités soient situées. Selon ses propos, les étudiants attendent des autorités des explications sur l’incident et si les normes ont été vraiment respectées dans le chantier.

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Rédaction B24

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