Côte d’Ivoire : Yves de M’Bella paye le prix fort pour « apologie du viol »

Côte d’Ivoire – L’animateur radio et télé Yves de M’Bella, accusé d’avoir fait l’apologie du viol au cours de son émission « La Télé D’Ici Vacances » sur la chaîne de télévision privée ivoirienne NCI, a été entendu par la police criminelle. Il en ressort une sanction assez sévère comme en jugent certains observateurs.

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Convoqué le 31 août 2021 à la police criminelle ivoirienne située au Plateau, le centre des affaires d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne, l’animateur Yves de M’Bella a été soumis à une « audition-interrogatoire suite à une enquête ouverte pour apologie, attentats aux mœurs relativement à l’émission télé d’ici vacances du 30 août 2021 ».

Les faits : Yves de M’Bella a eu pour invité vedette sur le plateau de son émission « La Télé D’Ici Vacances », un ancien pensionnaire récidiviste des prisons ivoiriennes pour viol, coups et blessures. L’exercice consistait à reconstituer en direct à l’aide d’un mannequin, son procédé de viol de ses victimes. Il s’en suivit l’émoi total dans le pays.

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a suspendu le mardi 30 Août 2021, l’animateur pour une durée de 30 jours dans l’exercice de ses métiers.

Des organisations de défense des droits des femmes ont réclamé des sanctions plus fortes tant à l’encontre de l’animateur qu’à l’encontre de la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI), dont l’actionnaire principal est Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, première Dame de Côte d’Ivoire, qui selon elle, a validé le conducteur de cette émission.

A la lumière des dernières sanctions pénales contre l’animateur Yves de M’Bella et de son consultant de mauvaise fortune, Traoré Kader, l’on peut en conclure que ces organisations ont eu gain de cause en partie.

Yves de M’bella, homme de média, originaire du Cameroun, écope alors de 12 mois emprisonnement avec sursis, 2 millions FCFA d’amende et une interdiction de voyage sur le territoire national ivoirien sur 2 ans. Quant à l’ex-prisonnier, il devrait retourner à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan pour 24 autres mois plus 500.000f d’amende et une interdiction de voyage sur le territoire national ivoirien.

Ces sanctions, selon certains observateurs, semblent extrêmes.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant de Burkina24 en Côte d’Ivoire

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