Burkina Faso : Les Hommes de médias outillés sur la santé mentale

Le ministère en charge de la santé, en collaboration avec CBM Global Disability Inclusion, a tenu ce mardi 16 novembre 2021, une rencontre d’information, entrant dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale de la santé mentale, avec les Hommes de média, à Ouagadougou. L’objectif a été d’outiller les journalistes sur les contours de la santé mentale et les détails sur les personnes souffrant de troubles neurologiques au Burkina Faso. 

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Chaque 10 octobre, le monde entier célèbre la journée mondiale de la santé mentale. Dans le cadre de cette commémoration, le ministère de la santé a initié, ce mardi 16 novembre 2021, une rencontre avec les Hommes de média, pour discuter des détails sur cette maladie.

Sensibiliser sur la santé mentale, mais aussi dans le camp des personnes déplacées internes, afin que le message puisse être porté à la masse, a été l’objet général de cette initiative. « Nous n’avons pas célébré cette journée le 10 octobre dernier. C’est pourquoi nous avons regroupé les Hommes de médias pour qu’ensemble nous mettons la lumière sur les droits des personnes atteintes de troubles mentaux », a laissé entendre Ousséni Badini, directeur pays de CBM Global Disability Inclusion.

«…95% des PDI à Kongoussi sont confrontées aux risques de troubles »

« Situation de la santé mentale au Burkina Faso » a été le thème général présenté lors de cette rencontre. Assurée par le Pr Arouna Ouédraogo, chef de service de psychiatrie CHU YO,  il a été question des causes et défis conduisant aux troubles mentaux, des droits des personnes souffrant de troubles. De ces causes, le Pr a indiqué que la méconnaissance des textes, le déficit financier, le manque de prise en charge sont entre autres les principales causes de la hausse de cette maladie.

« 75 a 80% des personnes atteintes des troubles mentaux sévères bénéficient d’aucun traitement dans les pays à faibles revenus. A travers une étude, 95% des Personnes déplacées internes (PDI) à Kongoussi sont confrontées aux risques de troubles. Figurez-vous que 45% seulement ont recours aux soins », a-t-il déploré. 

Pour la directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr Marie Emmanuelle L Zouré, cette rencontre qui s’est articulée sur trois questions essentielles a également pour but de changer le regard sur les malades mentaux au pays.

« Nous avons tout perdu à un moment donné de notre vie, le sommeil, la concentration, donc nous sommes tous susceptibles d’être des malades mentaux. L’idée, c’est d’attirer l’attention sur la gestion de ces malades au Burkina Faso », a-t-elle ajouté.

Pr Arouna Ouédraogo, chef de service de psychiatrie CHU YO.

Il faut noter que les participants ont aussi eu droit à une présentation sur les droits des personnes souffrant de troubles mentaux. Pour information, selon une étude réalisée en 2015, sur la population, 41% des Burkinabè généralement âgée de 18 ans et plus ont souffert d’au moins un trouble mental à un moment de leur vie.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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