Gestion du Covid-19 : La Corée du Sud partage son expérience avec le Burkina Faso

Un webinaire, à l’effet de permettre un partage d’expériences sur la gestion de la pandémie de Covid-19, a réuni au travers de la plateforme « Zoom », le samedi 18 décembre 2021, 14 acteurs de la santé du Burkina Faso, 02 spécialistes de la Corée du Sud et 01 participant du Mali. « Les nouvelles stratégies de prévention du Covid-19 : expérience de la Corée du Sud » et « la vaccination contre le Covid-19 : bases scientifiques et actualisation des connaissances sur la stratégie de vaccination » sont les deux thèmes qui ont guidé les échanges.  

La suite après cette publicité

Déroulé sous format de questions-réponses, le webinaire a enregistré plusieurs questions dont certaines d’entre elles ont été envoyées bien avant, par mail et par message. En ce qui les concernent, entre autres, il a été question de savoir si l’épidémie de MERS-Corona (survenue en 2015) a permis de mieux préparer la pandémie de Covid-19 en Corée du Sud ; quelles sont les hypothèses qui justifient un faible impact du Covid-19 en Afrique ? La vaccination contre le Covid-19 a été abordée.

Les Professeurs Eom Joong-Sik et Jacobe Lee ainsi que Dr Aboul Kader Ilboudo

En réponse à la question sur le MERS-Corona, les Professeurs Eom Joong-Sik, de la division des maladies infectieuses au département de médecine interne du Centre médical de l’Université de Gachon en Corée du Sud et Jacobe Lee, professeur associé en maladies infectieuses au département de médecine interne de l’hôpital Gangnam Sacré-cœur de l’Université Hallym ont fait savoir que les expériences vécues avec le MERS-Corona ont permis de mieux réagir avec le Covid-19.

Ils ont cependant relevé l’ampleur et la durée de la propagation des deux virus, qu’ils estiment différents. Et au Pr Eom de dire : « Le Covid-19 va nous aider encore une fois à répondre aux épidémies qui vont venir dans les années futures ».

En ce qui concerne le faible impact du Covid-19 en Afrique, deux hypothèses sont formulées par les deux professeurs. L’une fait état de ce que le nombre total de diagnostics pour le Covid-19 n’est pas « si élevé ». Et l’autre est relative à la structure démographique de l’Afrique. « Je pense que la structure démographique de l’Afrique a également un effet, puisqu’il y a plus de jeunes que de personnes âgées en Afrique », a estimé Pr Lee.

Sur les vaccins anti-covid, le Pr Eom a laissé entendre qu’en Corée, il faut travailler à corriger « les perceptions négatives des vaccins ». Pensée que partage Dr Kader Ilboudo du Burkina Faso, par ailleurs modérateur du webinaire. « Ici, il est très difficile de passer les informations (la sensibilisation) car il y a de fausses informations qui circulent quant à la fiabilité des vaccins », a-t-il soutenu.

Le Pr Eom a, en somme, fait savoir la nécessité de poursuivre la collaboration, les échanges entre pays et experts. « Il est très important de mener des actions telles que la solidarité internationale et la surveillance conjointe afin de surveiller l’épidémie de cette nouvelle maladie infectieuse, de prévenir la transmission entre les pays et de minimiser les dommages. Je pense que les échanges doivent se poursuivre », a-t-il pensé.

Pour lui, cette coopération doit aller au-delà des virus. « Il y aura des maladies qui continueront à poser problème au Burkina Faso. Coopérons sur la façon de traiter, diagnostiquer et prévenir les maladies qui sont fréquemment vécues au quotidien », a ajouté l’expert de l’Université de Gachon.

Une vue
Il y avait des médecins généraliste, médecins anesthésiste-réanimateur, infirmier, professeur, pédiatre, etc.

Pour rappel, ce webinaire s’inscrit dans le cadre du programme « prévention des infections et développement des compétences de réponse dans l’établissement médical primaire dans  l’arrondissement 9 de Ouagadougou au Burkina Faso », mis en œuvre par Raphael International et Education Without Border (EWB) sur financement de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA).

Les participants du Burkina Faso étaient des médecins généralistes, médecins anesthésiste-réanimateurs, infirmiers, professeurs, pédiatres, attachés de santé en épidémiologie, conseillers de santé, pharmaciens.

Burkina 24

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Écouter l’article
publicite


publicite

Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page