« Festival Mouï Kolgo » : Promouvoir le « consommons local » au Burkina Faso

Faire du Soumbala la touche magique qui apporte plus de saveur et plus d’éclat dans les cuisines burkinabè, faire du riz Soumbala l’un des plats par excellence dans les foyers au Burkina, c’est sans doute le cheval de bataille de Jean Pierre Tapsoba. A travers son festival  dénommé «festival Mouï Kolgo» qui veut dire « Riz au Soumbala » traduit de la langue nationale mooré,  il entend faire la promotion de ce met « spécial » partout au Burkina.  Ce grand  rendez-vous gastronomique est prévu se tenir du 23 au 27 février 2022 sur l’espace de la mairie de Bogodogo. Dans une interview accordée à Burkina 24, il explique les contours et le bien-fondé de son festival.

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Burkina 24 : Pourquoi avoir initié ce festival dénommé « Festival Mouï Kolgo»

J.P Tapsoba : Le Festival Mouï Kolgo est un projet qui est inné en moi, un projet que j’avais tant envie de réaliser. Il faudrait d’abord comprendre que le Festival Mouï Kolgo c’est un projet qui consiste à promouvoir nos produits locaux plus précisément le riz au Soumbala. Le riz Soumbala parce que le Burkina Faso dispose de beaucoup de potentialités, je me suis dit donc pourquoi ne pas valoriser ce que nous avons comme le disait Thomas Sankara, « consommons ce que nous produisons, produisons ce que nous consommons », c’est dans ce sens que j’ai eu en mois l’idée d’organiser ce festival.

Burkina 24 : Est-ce que le Festival Mouï Kolgo est juste dédié au riz Soumbala, ou d’autres mets seront de la partie ?

J.P Tapsoba : Non, non, le Festival Mouï Kolgo n’est pas uniquement le riz au Soumbala, mais le Festival Mouï Kolgo c’est le Riz au Soumbala accompagné de poulet flambé, accompagné de Gonré, accompagné de Zamnè, accompagné de Baabenda…

Jean-Baptiste Mouï Kolgo Riz soumbala

Tous les mets locaux du Burkina Faso seront représentés ce jour-là, mais nous mettons plus l’accent sur le riz au soumbala.

Burkina 24 : Pourquoi avoir choisi de mettre l’accent sur le riz au soumbala au détriment des autres mets locaux ?

J.P Tapsoba : J’ai mis l’accent sur le riz au soumbala parce que la majorité des Burkinabè et des étrangers aiment beaucoup plus le riz au soumbala. Le soumbala regorge beaucoup plus de diversités qui nous donnent beaucoup de santé, qui nous aident à combattre certaines maladies.

Burkina 24 : Vous êtes à la 2e édition maintenant, qu’est ce qu’on peut retenir de la première ?

J.P Tapsoba : La première édition n’a pas été facile. On a eu des difficultés pour avoir des partenaires, d’avoir des bailleurs de fonds, d’avoir des gens qui vont soutenir le projet. Mais grâce à Dieu et à la jeunesse ça s’est bien passé. Il faut dire que je dédie ce festival à la jeunesse burkinabè. A celui qui se nomme Sawadogo, Ouédraogo, que tu viennes de l’Est, du Nord, du Sud ou de l’Ouest, ce festival est pour toi, ce festival est pour tous les Burkinabè. Aussi, lors de cette première édition les gens craignaient, les gens doutaient parce qu’une première édition ce n’était pas évident que ça allait prendre, on a surtout eu des problèmes financiers mais grâce à Dieu ça s’est bien passé.

Burkina 24 : Innovation de cette 2e  édition ? La réponse dans la vidéo 👇🏿

Burkina 24 : Combien de festivaliers sont attendus pour cette deuxième édition ?

J.P Tapsoba : Pour la première édition, nous avons enregistré près de 3.000 festivaliers durant ces quatre jours. Cette fois-ci, nous allons étendre à cinq jours et nous promettons d’avoir 10.000 à 15.000 festivaliers.

Burkina 24 : Quelles sont les difficultés dans  cette 2e édition ?

J.P Tapsoba : Nous rencontrons des difficultés de personnes ressources, nous rencontrons des difficultés des personnes qui vont nous aider avec le matériel, il y a aussi le problème que tout le monde connait déjà qui est le problème financier.

Burkina 24 : Quelles sont les conditions pour occuper un stand ?

J.P Tapsoba : D’abord, il faut préciser c’est quel stand parce qu’il y a des stands d’exposition restaurant et maquis. Exposition, il faut les produits locaux uniquement pour venir exposer. Restaurant, il faudrait faire les mets locaux. On a mis l’accent sur les produits locaux, si vous allez préparer par exemple des brochettes, des merguez, il faudrait que le taux de vos recettes atteigne 80% des produits locaux sinon nous n’acceptons pas. Pour le maquis c’est même chose.

Burkina 24 : Une idée sur le prix des stands ?

J.P Tapsoba : Nous avons mis les stands maquis restaurants au prix de 100.000 FCFA, restaurant 60.000 F et exposition 40.000F pour les cinq jours. Mais si nous gagnons les moyens et les partenaires comme nous le souhaitons, nous promettons de faire le prix des stands gratuitement.

Burkina 24 : Quel est l’apport du Festival Mouï Kolgo au regard des multiples festivals existants ?

J.P Tapsoba : Nous, on n’a pas pris ça en tant que projet, nous avons pris ça pour un projet parce que nous visons loin et nous n’allons pas nous arrêter avec l’histoire de festivité.
Nous allons faire la promotion des produits locaux et si tout va bien dans ce projet, allons commercialiser les produits locaux ensuite, nous allons ouvrir une usine pour la transformation des produits locaux et nous rêvons d’avoir des champs pour nos produits locaux précisément le riz local. Donc ce festival est juste pour informer, montrer aux gens l’originalité de nos produits locaux, parce que nos produits locaux sont les meilleurs.

Jean Pierre Tapsoba, Promoteur du Festival Mouï Kolgo

 Burkina 24 : Quels seront les artistes invités pour les soirées podium ?

J.P Tapsoba : Pour le moment, nous sommes en discussion avec les managers et les producteurs d’artistes, mais nous promettons que si tout va bien nous allons avoir Amzy, on aura Tanya, Kayawoto, Imilo Lechanceux, Sana Bob, et le baobab Zougna Zagamda, si possible le Kind Zodanga Floby aussi.

Burkina 24 : Quelles seront les mesures sanitaires et sécuritaires dans un contexte de crises que nous traversons ?

J.P Tapsoba : D’abord pour avoir accès, il faut un masque. Nous allons déposer des lave-mains partout comme c’était le cas avec la première édition. Pour avoir accès, il faut laver les mains soigneusement parce que la sécurité est là spécialement pour surveiller ça. Nous allons aussi disposer les chaises de telle sorte que ça ne soit pas collé. Cette année, nous avons prévu de prendre des médecins qui vont passer donner des sensibilisations sur le vaccin du COVID.

Burkina 24 : Votre mot à l’endroit de la population.

J.P Tapsoba : Je profite de votre micro pour dire merci à tout le monde. Tous ceux qui ont cru en moi. Merci à Burkina 24.

Propos recueillis par Sié Frédéric KAMBOU

Burkina24

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