4e édition du Salon International de l’Arbre : La terre agonise, il faut agir…

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Le Salon International de l’Arbre, quatrième du genre, se tient du 23 au 25 juin 2022. La cérémonie d’ouverture est intervenue ce jeudi 23 juin 2022 à Ouagadougou. Pour cette édition, les réflexions portent sur le thème « Arbre, terre et climat : promotion des bonnes pratiques et mobilisation de financements ».

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« Le climat se dégrade, la terre agonise, l’avenir de la planète et de l’humanité vacille dans un flot d’incertitude ». Voilà dépeint l’état de santé de notre planète. Et pour l’Afrique et surtout les pays du Sahel, comme le Burkina, la perte des forêts et la dégradation des terres constituent un défi majeur.

De l’avis du Coordonnateur national de l’initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel, Adama Doulkom, « la dégradation des écosystèmes productifs connait aujourd’hui des proportions inquiétantes du fait des effets du changement climatique conjugués aux mauvaises pratiques de productions et d’exploitations des ressources naturelles. Et cela expose les laborieuses populations à la faim, à la pauvreté, à une situation d’extrême vulnérabilité ».

Paul Guiguemdé, représentant la ministre en charge de l’environnement à l’ouverture du SIA 2022

De toute évidence, il n’y a pas matière à tergiverser. Pour les amoureux de la nature, il faut agir. Agir pour réduire les émissions de gaz à effets de serre et stabiliser le climat, agir pour restaurer les écosystèmes et préserver la biodiversité, agir pour sauver l’homme.

Depuis quatre ans et de façon continue, le Mouvement Écologique du Burkina, porteur du Salon International de l’Arbre (SIA) s’investit dans la recherche de solutions pour la sauvegarde de l’écosystème environnemental. Selon le Directeur Exécutif de ce mouvement, Lazare Doulcom, « reforester massivement la terre est sans doute l’une des solutions les plus efficaces pour atténuer le changement climatique ».  

Rodrigue Hilou, coordonnateur général du comité d’organisation du SIA: « Pour mère nature, nous avons décidé de garder le cap avec courage»

Du reste en choisissant comme thème pour cette 4e édition du SIA, « arbre, terre et climat : promotion des bonnes pratiques et mobilisation de financements », les organisateurs de ce salon entendent valoriser l’arbre et susciter une prise de conscience collective sur son importance dans l’équilibre écologique et pour la survie de l’humanité.

Au cours donc de ces trois jours du SIA, l’arbre sera magnifié à travers des expositions de plants et de produits dérivés de l’arbre à Bangrewéogo. L’arbre sera également au cœur des réflexions à travers une conférence publique et des ateliers thématiques.

Visite des stands à Bangrewéogo
Les pépiniéristes n’entendent pas se faire conter l’événement

« Pour mère nature, nous avons décidé de garder le cap avec courage et abnégation, cette abnégation nous a conduits à cette 4e SIA », s’est réjoui le coordonnateur général du comité d’organisation du SIA, Rodrigue Hilou, pour qui en quatre ans le SIA a engrangé de résultats forts appréciables. 

« Ce salon a permis un réseautage d’acteurs au niveau national et international autour des expériences multiples qui existent en matière de valorisation de l’arbre. Au fil des années, le SIA est en train de s’imposer comme une plateforme des acteurs qui sont dans le domaine de la protection de l’environnement et de la protection de l’arbre », se félicite-il.

Le parrain de cette 4e édition du SIA, le journaliste Boureima Salouka, promoteur d’un bosquet privé à Loumbila, appelé #Kua_sur_Loumbila, a fait savoir que le SIA est une initiative grandiose dans un pays comme le Burkina marqué par la désertification.

Boureima Salouka, Parrain du SIA 2022: « Cela devrait être un devoir impératif pour tout Burkinabè d’œuvrer à préserver l’environnement »

« Cela devrait être un devoir impératif pour tout Burkinabè d’œuvrer à préserver l’environnement, à planter ne serait-ce qu’un arbre chaque année et à l’entretenir comme si c’était son propre enfant », a laissé entendre, le promoteur de #Kua_sur_Loumbila, Boureima Salouka, qui a saisi l’occasion pour rendre hommage à tous les Burkinabè qui travaillent dans l’ombre pour qu’il y ait des Kua, c’est-à-dire des bosquets dans leurs villages. 

Paul Guiguemdé, représentant la ministre en charge de l’environnement, a exhorté les acteurs et les participants à ce salon à approfondir les réflexions et dégager de bonnes recommandations afin de favoriser la définition de politiques ambitieuses et une forte mobilisation de financement pour préserver la terre et le climat.

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