COVID-19 : « Plus de deux millions et demi de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin » (Issa Ouédraogo)

En vue de ralentir, voire stopper la maladie à Coronavirus, le ministère de la santé et de l’hygiène publique, avec l’appui financier de l’UNICEF a réuni les Hommes de médias et les influenceurs le mardi 2 août 2022 à Ziniaré dans la région du plateau-central. L’objectif de la rencontre était de les informer sur les dernières tendances de la maladie à coronavirus.  

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A la date du 31 juillet 2022, le Burkina Faso dénombrait 21204 cas de covid-19 avec 387 décès pour 20799 personnes guéries. De plus, on note 18 cas actifs et 18 suivis à domicile. Afin de contrôler la recrudescence de la maladie, une campagne de vaccination est lancée dans la région du plateau-central. Cette campagne de vaccination, pour avoir l’effet escompté nécessite des sensibilisations auprès du public cible. C’est en cela qu’un atelier d’information et de formation a été initié pour les journalistes et les influenceurs pour qu’au travers de leurs canaux, les objectifs soient atteints.

Ainsi, le mardi 2 août 2022 à Ziniaré, ils étaient une vingtaine à suivre la formation au travers de deux communications. Les deux communications ont été assurées par Brice Bicaba, directeur du Centre des Opérations de réponses aux Urgences Sanitaires (CORUS) et  Issa Ouédraogo, Directeur de la prévention par la vaccination.

Wilfried Bicaba, directeur du CORUS
Brice Bicaba, directeur du CORUS

Dans son exposé, Brice Bicaba du CORUS a rappelé l’effectivité de la maladie sur le territoire. Tout en insistant sur la nécessité de rester en alerte constante, le directeur du CORUS a invité à l’observation des mesures barrières à cause « de la reprise de l’épidémie dans certaines régions du monde; La circulation de variantes avec risque d’apparition de variantes plus virulentes ; La nécessité de protéger les personnes vulnérables telles que les diabétiques, les hypertendus, insuffisants rénaux, les personnes âgées ».

D’ailleurs, il a rappelé les difficultés comme le non-respect des mesures barrières, la faible couverture vaccinale due aux fake news et à l’infox qui favorise l’apparition de nouveaux cas. En outre, il a formulé les recommandations pour arriver à bout de cette maladie au Burkina Faso comme le renforcement des plateaux techniques des hôpitaux, la poursuite des efforts pour le respect des mesures de prévention, mais aussi et surtout la poursuite des efforts de vaccinations.

Concernant la vaccination, Issa Ouédraogo a laissé entendre que la plus grosse difficulté demeure la gestion des rumeurs à tout ce qui est en rapport avec la vaccination. Pour lui, des fausses informations comme le vaccin est « non nécessaire pour les Africains », « la rapidité de mise au point des vaccins doute sur leur qualité », « décès du fait du vaccin anti-COVID », qui circulent sur les différentes plateformes d’informations attisent la réticence des populations.

Nonobstant ces difficultés, Issa Ouédraogo a indiqué que des actions sont menées à savoir la diffusion des images de vaccination des autorités sanitaires et politiques, le lancement dans les lieux de cultes : implication des acteurs du monde scientifique, afin de renverser la tendance.  « À la date du 31 juillet 2022, au moins 2.551.596 personnes ont reçu au moins une dose de vaccins au cours des campagnes soit 11% de la population totale. Et 1.643.355 personnes sont complètement vaccinées soit  7,41% de la population », a-t-il conclu.

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24 

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