Sortie du PDG d’EBOMAF : « Et si Mahamoudou Bonkoungou avait raison ? »  (Yves Rouamba)

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Ceci est un écrit de Yves Rouamba, un analyste politique, sur la sortie médiatique de Mahamoudou Bonkoungou sur la participation des Hommes d’affaire en politique.  

L’actualité de ces derniers jours a été marquée entre autres par le voyage de l’ancien président Kaboré aux Emirats Arabes Unis pour des soins appropriés et la sortie du PDG du groupe EBOMAF sur le rôle et la place des opérateurs économiques dans notre pays.

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J’ai un avis contraire à l’analyse faite par certains internautes sur les réseaux sociaux ou de certains invités lors des débats dans les médias sur les propos de ce dernier cité. Même si le commentaire est libre, je trouve qu’ils ont manqué parfois d’impartialité.

Sans enlever les propos de leur contexte, à mon avis, Monsieur BONKOUNGOU a voulu faire comprendre aux opérateurs économiques que le pouvoir d’Etat est l’apanage des Hommes politiques. Au contraire, c’est pour éviter au Burkina Faso certaines dérives  comme ce fut ou c’est le cas dans certains pays dont le pouvoir exécutif a été ou est dirigé directement par un Homme d’affaires.

Vous convenez avec moi, que même si les opérateurs économiques ont quelques fois une  influence sur les Hommes d’Etat, mais vouloir s’immiscer directement dans la gestion ouvrirait des portes de privatisation par-ci, de monopole par-là et j’en passe.

Au contraire, l’on doit applaudir l’acte posé par ce PDG qui a osé. Il a dit haut ce que la majorité des Burkinabè pensent bas. Sinon, l’on sait tous que notre constitution n’interdit pas les opérateurs économiques de faire la politique ou d’avoir des ambitions politiques.

Monsieur BONKOUNGOU s’est adressé à ses pairs et en connaissance de cause pour l’intérêt général de notre pays, le Burkina Faso.

L’exemple au Bénin est plus qu’illustratif car le sauveur ayant goûté aux grâces du pouvoir s’est transformé en tyran. L’exemple le plus marquant est celui de Donal Trump qui a manqué de tact de diplomatie et de vision populaire pour l’intérêt général. Pour le cas du Burkina Faso, il sera plus que nécessaire que ces grands pourvoyeurs de richesses essayent de contribuer à l’effort de guerre dans cette guerre face au terrorisme que de vouloir venir jouer les pompiers après.

Le plus inquiétant c’est le supposé rôle que la chambre de commerce jadis apolitique peut influer dans ce projet qui n’est pas du tout pour l’intérêt national. Arrêtons de polémiquer sur ce sujet car quand les éléphants se battent  les fourmis doivent se cacher.

Un message qui s’adresse aux milliardaires ne doit pas faire notre actualité à nous. Soyons juste vigilants pour que plus jamais le Burkina Faso ne soit plus dirigé par des personnes qui n’ont pas le sens de la responsabilité et des idées qui puissent fédérer l’ensemble de la population.

Yves Rouamba

Analyste politique

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