A la découverte du Bodybuilding avec Souleymane Songnaaba alias Petit Piment

Depuis ces derniers temps au Burkina Faso, cette discipline est en vogue . Il n’est plus rare de voir des gens brandir avec fierté leurs muscles… Si avant c’était juste pour le feeling ou pour effrayer les gens, il faut noter que les tendances ont changé, et cette discipline est actuellement un métier comme tout autre. Le bodybuilding, puisque c’est de cela qu’on parle. Pour Souleymane Songnaaba, le Bodybuilding est à la fois une passion et un métier. Avec le Bodybuilding, il a survolé des frontières, et continue de le faire. Aujourd’hui, il est l’une des grandes figures de cette discipline au Burkina Faso, à voir ses prouesses. Safoura Compaoré, vice-championne de bodybuilding Ouest Africain, ne dira pas le contraire, puisqu’elle est coachée par ce dernier. Ayant de grandes ambitions pour cet art, celui-là qui se fait appeler Petit piment, parle du bodybuilding, au micro de Burkina 24.

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Souleymane Songnaaba, alias Petit Piment

Burkina 24 : D’où est né le surnom petit piment ?

Petit piment : A l’époque, je travaillais dans une discothèque. J’étais un videur et du coup, il y avait un gars qui semait de la merde à l’intérieur. Il y avait des gens qui étaient plus balèze que moi et qui n’arrivaient pas à le mettre dehors, soi-disant que le gars est un féticheur.

Moi c’est mon boulot, c’est mon gagne-pain, donc ils sont venus m’appeler et j’ai pu le faire sortir. C’est à partir de là que le surnom petit piment m’a été donné.

Burkina24 : C’est quoi le bodybuilding ?

Petit piment : Le bodybuilding c’est une discipline comme les autres sports. Tous les athlètes et les sportifs qui viennent en salle de gym font le bodybuilding sans s’en rendre compte. C’est un sport qui te permet d’avoir le corps parfaitement dessiné. Les jeunes quand ils viennent pour s’entrainer en salle de gym, ils se mettent devant le miroir, ils se déshabillent pour voir s’ils ont des muscles qui ont un peu poussé.

Burkina24 : Pourquoi avez-vous choisi d’être bodybuildeur ?

Petit piment : Parce que tout d’abord le bodybuilding c’est un sport que j’aime. Quand tu es dans le bodybuilding, tu es obligé d’avoir un corps dessiné, un beau corps, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de faire cela.

Burkina24 : Et ça fait combien de temps que vous faites du bodybuilding ?

Petit piment : Ça fait environ 6 ans maintenant que je fais du bodybuilding.

Burkina24 : Avez-vous déjà participé à une compétition de bodybuilding ?

Petit piment : J’ai fait une compétition en Côte d’Ivoire le 18 Décembre 2021, j’ai été vice-champion d’Afrique et vice-champion de Côte d’Ivoire. Et récemment à Accra, j’ai compéti, j’ai fait une nouvelle discipline, je me suis quand bien sorti, j’ai été quatrième.

Burkina24 : Qu’avez-vous reçu comme prix ?

Petit piment : Pour cette compétition à Accra, je n’ai pas eu de médaille, mais j’ai eu un prix, une attestation et une carte professionnelle qui me permettra d’aller à l’international pour d’autres compétitions.

Burkina24 : En quoi consiste la compétition de bodybuilding ?

Petit piment : C’est lorsque l’on vous juge sur la manière dont votre corps est sculpté sur une scène. C’est comment ton dos, tes jambes, ton ventre… sont sculptés. Le but du jeu c’est d’avoir un corps dessiné.

Burkina24 : C’est quoi un corps dessiné pour vous ?

Petit piment : C’est un corps qui est sculpté comme une statue, c’est-à-dire que l’on voit toutes les parties de ton corps. Par exemple quand tu te concentres au niveau du ventre, on voit apparaitre les tablettes, c’est ça que l’on appelle un corps sculpté. Quand tu concentres le haut des jambes, tu verras les nerfs qui apparaitront.

Burkina24 : Vos perspectives ?

Petit piment : Nous avons mis une association en place et bientôt c’est la fédération. On veut installer une fédération pour nous permettre de lancer le bodybuilding au Burkina Faso. Si on arrive à installer notre fédération, je pense que l’on aura beaucoup de médaille d’or.

Burkina24 : En tant que coach de Safoura Compaoré, vice-championne de bodybuilding de l’Afrique de l’Ouest, quels sont vos ressentis  ?

Petit piment : Sincèrement, j’avais confiance en elle, parce qu’elle avait un physique qui était au top. Sportivement, c’est quelqu’un qui est à fond. Elle a du potentiel.

Burkina24 : Comment appréhendez-vous les regards des gens sur vous ? 

Petit piment : Quand nous allons dans des endroits nous nous cachons, on essaye de se camoufler même. On est gêné quand on nous appelle dans des endroits un peu bruyants, on se fait un peu petit.

Burkina24 : De nature, les bodybuildeurs sont-ils des personnes bagarreuses ?

Petit piment : Non pas du tout ! Se bagarrer, c’est pour les faibles, nous, nous utilisons notre force pour autre chose, pas pour se bagarrer. On s’énerve et on se concentre que pour faire sortir nos muscles quand nous sommes devant le jury, c’est tout.

Burkina24 : Des compétitions à venir ?

Petit piment : Bientôt nous serons au Bénin, on sera surement des invités mais il se peut que nous-mêmes on monte sur la scène, qu’on compétisse, il y a le Nigéria et aussi on va bouger pour Dubaï Insh’Allah.

Interview réalisée par Sié Frédéric KAMBOU

Welly TAMBOURA (Stagiaire) 

Burkina 24

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