« L’administration publique demeure de type colonial » (Germain Bitiou Nama)

Ce samedi 17 septembre 2022, le Front Patriotique a tenu une rencontre de concertations citoyennes de personnes ressources et de leaders d’opinion. Il était question de faire une lecture sur la situation nationale du Burkina Faso. 

La suite après cette publicité

Le 04 août dernier, des organisations citoyennes, mouvements et partis politiques se sont regroupés en un Front Patriotique, qui a appelé l’ensemble des forces sociales, politiques et citoyennes, les personnes ressources, les leaders d’opinion à un sursaut patriotique en vue d’éviter au Burkina Faso le chaos sécuritaire, humanitaire, économique et social dans lequel s’engouffre inexorablement le pays.

« Notre appel est une invite à l’ensemble des intelligences de notre cher pays, afin qu’ensemble nous tracions la voie de l’espoir », lance de prime à bord, le coordinateur du front patriotique, Bitiou Germain Nama, comme pour définir le credo du mouvement.

« Le Front Patriotique est porteur de valeurs de liberté, de justice, d’intégrité, de patriotisme, de sacrifice, de rédemption de solidarité et de tolérance. Il s’inscrit dans la volonté de notre peuple de faire de nos défis des opportunités d’élévation, de surpassement, de sacrifices, pour une nouvelle société dans laquelle les aspirations des populations à la paix, la sécurité, la justice, la démocratie, la bonne gouvernance, l’inclusion sociale et économique », énumère-t-il.

« le Burkina Faso est caractérisé par une mal gouvernance chronique »

C’est fort de cette dynamique que le front patriotique a tenu une rencontre de concertations citoyennes de personnes ressources et de leaders d’opinion, ce samedi 17 septembre 2022. « Le diagnostic est connu ; le Burkina Faso est caractérisé par une mal gouvernance chronique à tous les niveaux », déclare Bitiou Germain Nama.

En se référant à l’étude nationale « prospective 2025 » de décembre 2004, Bitiou Germain Nama laisse entendre qu’en dehors des 4 années soit de 1983 à 1987, marquées par la révolution sous le leadership de Thomas Sankara, l’architecture de l’organisation de l’Etat de son administration, de l’économie et des espaces institutionnels hérités du régime colonial, n’a pas été mise en cause, ce qui a laissé libre cours aux tendances négatives.

Pour ce qui est des tendances négatives, il les énumère en ces propos: « les élites politiques et militaires ont au fil des ans érigé sur les vestiges du système colonial, un Etat prédateur, un système de patrimonialisation de l’Etat dans lequel les domaines privés et publics se confondent avec pour conséquence l’inexorable faillite de l’Etat et la paupérisation de millions de Burkinabè.

L’administration publique demeure de type colonial et se caractérise par son excessive centralisation, une administration de commandement et de soumission, une administration omniprésente mais en réalité incapable de mettre en œuvre des services publics de qualité et une véritable politique d’aménagement et de guerre du territoire ».

« le Front Patriotique appelle à un leadership politique »

Une chose est de  dénoncer les tares, une autre est de proposer des solutions pour pallier le problème.  Ainsi donc, le Front Patriotique lance des propositions au peuple burkinabè.

« Dans l’immédiat et à court terme, le Front Patriotique appelle à un leadership politique, moral et social qui donne confiance et mobilise notre peuple dans un élan patriotique pour se mettre en ordre de bataille sur tous les plans de son organisation politique, sociale, économique, culturelle, militaire et sécuritaire.

Le Front Patriotique appelle sans délai à la mobilisation et à la responsabilisation de toutes les forces sociales, toutes les forces vives , pour une transition politique légitime et souveraine, seule exigence pour mobiliser notre pays dans un pacte républicain victorieux contre le terrorisme, pour la reconstruction de la paix, un pacte républicain qui fortifie la cohésion sociale, et jette les bases d’une réconciliation nationale ».

Concernant l’affaire du député de l’Assemblée Législative de Transition (ALT), Auguste Mohamed Koumsongo, Bitiou Germain Nama confie que des plaintes ont été déposées et que la justice va s’occuper de ces derniers.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

Écouter l’article
publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page