« Dans ma localité, cela fait 3 ans qu’aucun homme n’a pu dormir dans une concession » (Représentant des VDP au PM)

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Le Premier ministre Apollinaire Kyelem de Tambela a fait sa déclaration de politique générale ce 19 novembre 2022 à l’Assemblée Législative de Transition (ALT). Après la lecture de cette déclaration, il a été soumis aux questions des représentants du peuple à cette Assemblée Législative Transitoire avant le vote.

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Boubakar Bikienga, est député représentant les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) à l’hémicycle. Il est ressortissant de Tanwalbougou dans la région de l’Est. Il a pris la parole en langue mooré et exposé ses préoccupations au Premier ministre. Il a fait un témoignage glaçant de la situation de sa localité frappée de plein fouet par l’hydre terroriste.

« Dans ma localité, cela fait trois ans qu’aucun homme n’a pu dormir dans une concession. Ils sont dans la nature. Personne ne peut dormir dans une maison. Ils n’ont pas le moindre temps à leur disposition, car ils sont perpétuellement en train de lutter contre l’ennemi. S’ils s’amusent à dormir dans une concession, effectivement ça sera terrible ».

C’est ce qu’a froidement dépeint en langue mooré au Premier ministre Boubakar Bikienga, représentant des VDP à l’hémicycle. Celui-ci sans détour a demandé au Premier ministre d’accélérer sur la question de l’amélioration de la situation des VDP parce que « la situation est très urgente » sur le terrain.

Aussi, à l’endroit du Premier ministre, il a formulé des doléances : « Dans l’urgence, que le premier ministre nous aide à avoir conséquemment des armes. Il faut que les VDP puissent avoir suffisamment d’armes pour le combat. Tous les VDP du Burkina n’ont qu’une seule maladie en commun. C’est le manque d’armes. Il faut que les VDP et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité soient suffisamment dotés en armement. Il faut qu’au combat le motif d’une faillite soit autre chose que le manque d’armes ».

Par ailleurs, celui-là même qui est venu à Ouagadougou parce qu’il doit représenter les VDP à l’hémicycle a avoué être tombé des nus lors de son arrivée dans la capitale. Il est formel, la réalité macabre de sa campagne, des zones à forts défis sécuritaires est très différente de la couette douillet sous laquelle les gens vivent à Ouagadougou.

« J’ai eu peur quand je suis arrivé à Ouagadougou. Effectivement si tu vis à Ouaga et on te dit qu’il y a un véritable danger dans nos campagnes, tu peux effectivement dire que c’est faux. De ce que j’ai vu ici, il n’y a rien qui montre que nous vivons de véritables problèmes de sécurité dans certaines localités périphériques du pays ».

Pour lui à Ouagadougou les gens vivent comme ils veulent. « Il n’y a pas de problème ici à Ouaga. Si vous sortez dans certaines provinces, vous verrez ce qu’il y a. Si vous quittez Fada N’Gourma pour aller à Tanwalbougou vous verrez ce qu’il y a », a-t-il dit pour terminer.

Hamadou OUEDRAOGO
Burkina 24

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