Burkina : L’UN-ABPAM célèbre la journée internationale de la canne blanche

L’Union nationale des associations burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants a organisé le samedi 26 novembre 2022 la journée internationale de la canne blanche sous le thème « la personne handicapée visuelle, quelle mobilité dans une situation d’urgence humanitaire ? ». 

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L’UN ABPAM souhaite une vulgarisation de la canne blanche au Burkina Faso.

« La canne blanche est une canne généralement blanche que nous, personnes handicapées visuelles, utilisons pour nous repérer dans notre environnement. Elle facilite notre locomotion en évitant les obstacles », explique Suzanne Tapsoba, membre de l’Association nationale des associations burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants.

En effet, l’UN-ABPAM a commémoré en différé la journée internationale de la canne blanche le samedi 26 novembre 2022 à son siège au quartier Gounghin de Ouagadougou. La journée internationale de la canne blanche est célébrée le 15 octobre de chaque année depuis 1969, instaurée par l’Organisation des nations unies.

La canne blanche est reconnue comme un symbole de cécité et sert à indiquer le handicap aux autres personnes pour qu’elles soient plus vigilantes à leur égard. Il s’agit d’un moyen de faciliter la communication entre les personnes vivant avec un handicap visuel et celles qui ne le sont pas.

La protection des handicapés visuels

En commémorant cette journée, l’ABPAM souhaite attirer l’attention de la population sur les difficultés que les personnes vivant avec un handicap visuel rencontrent. « Les personnes handicapées visuelles même munies de canne blanche subissent des accidents de la part des autres usagers de la route. Ceux-ci ne savent pas qu’une personne munie de la canne blanche a besoin d’être protégée dans son déplacement », relève Suzanne Tapsoba.

En plus de cela, la signification et l’utilité de la canne blanche sont décrites dans le code de la route mais seuls les conducteurs d’automobiles connaissent en théorie ce document, selon Suzanne Tapsoba. Elle insiste sur certaines préoccupations ajoutant que « la circulation urbaine devient de plus en plus dense, les usagers de moins en moins tolérants ».

Un droit de l’Homme…

Selon le président de l’UN-ABAPM Christophe Oulé, les cannes qui coutent entre quatre mille et parfois même quarante mille « ne sont pas à la portée des malvoyants ». Pour lui, il est nécessaire d’aider l’association à l’acquisition de la canne blanche, la formation des personnes dites valides et la sensibilisation.

« Cela nous permettra à nos élèves d’aller et revenir de l’école, pour les travailleurs d’aller au boulot et pour les veilles personnes de se déplacer dans la cour voisine pour causer avec leur camarade », ajoute le président de l’ABPAM.

Les personnes vivant avec un handicap visuel ont fait une démonstration de torball.

« Nous la considérons comme un instrument qui participe à un droit de l’Homme qui est d’aller et de venir, c’est un symbole de liberté pour les handicapés visuels », ajoute Souleymane Ouédraogo, secrétaire générale de l’ABPAM. L’Association  envisage remettre une canne blanche au ministère en charge de la solidarité comme symbole d’interpellation de l’Etat sur sa partition à jouer.

La journée e la canne blanche à l’ABPAM a été ponctuée par une démonstration du torball, un jeu pour les personnes aveugles et malvoyantes et aussi un repas communautaire. L’ONG Sight Silver représentée par Emile Rayaissé, partenaire de l’ABPAM, dit réfléchir à aider l’ABPAM à atteindre ses objectifs pour le bien-être des personnes vivant avec un handicap visuel.

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