Publicités interdites : Le CSC sensibilise avant de sévir !

Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) en collaboration avec la Délégation Spéciale de la ville de Ouagadougou a tenu, ce mardi 4 avril 2023, un atelier d’échanges et de sensibilisation des acteurs du monde publicitaire sur la publicité interdite avant la mise en application stricte par les collectivités locales de sanctions. L’objectif selon les organisateurs est de sensibiliser, mais aussi de revisiter la réglementation en matière de publicité et les pratiques observées en la matière.

« On s’est rendu compte qu’il y a beaucoup de manquements à la règlementation sur la publicité peut-être par ignorance », a indiqué d’entame Séraphine Ouattara/Yaméogo,  vice-présidente du Conseil Supérieur de la Communication.

C’est la raison pour laquelle, a-t-elle indiqué « qu’avec la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, et les publicitaires associés, l’idée est venue de sensibiliser les acteurs qui sont sur le terrain et qui sont responsables en grande majorité de cette violation de la loi pour leur dire ce qui doit être fait ».

À l’issue de ces messages de sensibilisation, il s’agira selon la vice-présidente du CSC de voir dans quelle mesure il faut passer à une autre phase, « celle de la répression ». « Pour le moment, nous allons sensibiliser nous-mêmes et les acteurs du monde médiatique et ceux dont les publicités sont interdites ou réglementées à l’application stricte de la loi », a assuré Séaphine Ouattara/Ouédraogo.

Séraphine Ouattara/Yaméogo,  vice-présidente du Conseil Supérieur de la Communication

Au finish, il s’agit selon elle « de faire en sorte que tous les acteurs sensibilisés puissent être eux-mêmes leur propre régulateur afin que le régulateur (CSC, NDLR) et la mairie de Ouagadougou n’aient pas forcément à intervenir sur le terrain par la répression ».

Ainsi, une présentation de la loi 080 qui réglemente la publicité a été faite aux différents acteurs. Il faut retenir de cette loi que les publicités sur la morgue et les effets mortuaires sont interdites, notamment l’exposition des cercueils.

Les publicités sur les officines pharmaceutiques sont aussi interdites (il est interdit de faire la publicité de la pharmacie, de dire le nom de la pharmacie, donner le nom du docteur et donner les services).

Les publicités sur les établissements d’enseignement nécessitent également un visa. Les publicités sur les établissements sanitaires, les publicités qui portent atteinte à la dignité de la femme sont également frappées d’interdiction par la loi 080.

Les participants

Pour terminer, la vice-présidente du CSC a invité les médias à vérifier les différents documents des demandeurs de publicités  avant publication auquel cas ils seront exposés à des sanctions en cas de publication de publicités interdites.

Hamadou OUEDRAOGO

Burkina 24

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