Chronique | « Nouveau blocage des trains : Que veulent ces commerçants au juste ? »

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Ceci est une chronique de Josué Bonkoungou sur l’actualité ferroviaire.  

En dépit de la relance, comme prévu, du train voyageur le 17 novembre dernier, nous apprenons, de sources riveraines du PN de Larlé, qu’un groupuscule de commerçants des gares ferroviaires ont érigé des barricades sur la voie ferrée à l’aide de troncs d’arbre, dans la nuit du mardi 21 à mercredi 22 novembre 2023, empêchant ainsi les trains de circuler.

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Conséquences : des trains chargés de denrées alimentaires et de produits pharmaceutiques, à destination de Ouagadougou, sont bloqués à Koudougou. D’autres trains, qui devraient partir de Ouagadougou n’ont pas pu bouger.

Dans ce contexte particulièrement difficile pour notre pays, où la préservation des circuits d’approvisionnement du pays est une nécessité vitale et pour laquelle nos Autorités consentent d’énormes et louables efforts, on pourrait se poser la question sur les réelles motivations de ces manifestants. Pas dans l’intérêt des burkinabè en tout cas, quand on connaît le volume de produits de grande consommation (hydrocarbures, denrées alimentaires, pharmaceutiques, etc.) qui sont acheminés par les trains (à noter qu’un seul train équivaut à 40 camions).

Ces commerçants posent comme condition, la jonction du train voyageur entre Ouagadougou et Abidjan. Une option pour laquelle les Autorités ivoiriennes ne sont pas favorables pour l’instant, selon le ministre burkinabè des transports qui rassure par ailleurs que les discussions se poursuivent entre les États.

Que peut l’entreprise SITARAIL face à une décision souveraine d’un État ? Que vaut l’intérêt de ces commerçants d’attiéké, banane, placali, comparé aux produits de grande consommation (hydrocarbures, produits alimentaires et pharmaceutiques) destinés à tout le pays ? Pourquoi bloquer des consommables appartenant et destinés à d’autres Burkinabè ?

A coup sûr, ce blocage, s’il perdure, aura un impact négatif sur les coûts de certains produits de grande consommation dont 1 million de tonnes sont acheminés annuellement par rail. Outre l’impact négatif sur l’approvisionnement de notre pays, il y a des milliers d’emplois directs et indirects de Burkinabè qui sont menacés (chômage technique, compression,…) par ce blocage, s’il perdure.

Les Autorités burkinabè sont interpellées pour mettre fin à cette situation de blocage qui contribue à saper les immenses et louables efforts qu’elles déploient au quotidien pour le ravitaillement et le bien-être social de nos populations dans ce contexte difficile.

Josué Bonkoungou

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