Énergies renouvelables : Le projet «Fonds des énergies renouvelables pour la résilience du Burkina Faso» touche à sa fin

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Après trois ans de mise en œuvre, le projet «Fonds des énergies renouvelables pour la résilience du Burkina» touche à sa fin. À cet effet, un atelier de clôture du projet a été organisé ce mardi 28 novembre 2023 où les différents acteurs de mise en œuvre ont tablé sur les résultats auxquels ils sont parvenus et également sur les perspectives.

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Contribuer à renforcer la résilience économique et l’acceptation au changement climatique des couches les plus vulnérables de la population notamment des femmes, des jeunes, des petits exploitants agricoles, des petits entrepreneurs, des micro et petites entreprises et réfugiés se trouvant dans les zones rurales et périurbaines du Burkina Faso en favorisant leur accès à des solutions énergétiques.

Ces solutions sont spécifiquement conçues pour des utilisations productives et des activités génératrices de revenus fournies par des sociétés énergétiques du secteur privé et accélérées par des modèles économiques novateurs et des solutions de financement reposant sur le numérique.

Sandra Kill, cheffe de coopération à l'ambassade du Luxembourg au Burkina Faso
Sandra Kill, cheffe de coopération à l’ambassade du Luxembourg au Burkina Faso

Sandra Kill, cheffe de coopération à l’ambassade du Luxembourg au Burkina Faso a précisé que ce projet est financé par le ministère de l’environnement, du climat et de la biodiversité de son pays. Elle a rappelé que le contexte de mise en œuvre du projet n’a pas été facile avec notamment la crise sanitaire liée au COVID-19, toutefois elle s’est dit satisfaite des résultats engrangés.

«On est très satisfait des résultats qu’on a obtenus surtout parce que le secteur de l’énergie est un secteur très important ici au Burkina Faso. L’accès à l’énergie est très faible surtout pour la population rurale. Notre objectif est d’augmenter la résilience des couches vulnérables», a-t-elle fait comprendre.

Faouzi Sawadogo, ingénieur en énergie renouvelable au ministère en charge de l'énergie
Faouzi Sawadogo, ingénieur en énergie renouvelable au ministère en charge de l’énergie

Selon Faouzi Sawadogo, ingénieur en énergie renouvelable au ministère en charge de l’énergie ce projet a concerné plusieurs régions du Burkina Faso et permet d’atteindre une large diffusion des moyens de résilience des populations. Il a aussi noté que le projet a été bien structuré et tous les aspects ont été pris en compte en respectant les normes en matière d’électricité au Burkina et dans la sous-région.

Flore Ilboudo, spécialiste des énergies renouvelables pour le compte du Fonds d’équipement des nations unies (UNCDF) a fait savoir que ce projet a permis d’apporter des changements dans l’écosystème de l’énergie au Burkina Faso. Et a permis de renforcer les capacités des entreprises oeuvrant dans le domaine.

Flore Ilboudo, spécialiste des énergies renouvelables
Flore Ilboudo, spécialiste des énergies renouvelables

«L’appui technique, l’appui financier ont été donnés à certaines de ces entreprises. Ensuite, lorsqu’on va au niveau de la population, nous avons pu diffuser un certain nombre d’équipements. Plus de 50 000 équipements ont été diffusés, des équipements de cuisson et des équipements solaires, des petites installations et de grandes installations qui vont jusqu’à des systèmes de pompage», a-t-elle précisé.

À entendre Flore Ilboudo, beaucoup de banques l’accompagnaient pas les entreprises des énergies renouvelables parce qu’elles ne connaissaient pas certaines activités de ce secteur comme l’agriculture et l’élevage.

«Et aujourd’hui avec ce projet, nous avons noté un intérêt, un appétit de ces institutions à mieux se renforcer et à accompagner le secteur. Beaucoup d’actions ont été faites, des ateliers ont été déroulés, elles (banques) ont été invitées, elles ont pris des engagements et beaucoup ont déjà créé des départements pour accompagner le secteur des énergies renouvelables », a-t-elle annoncé.

Des participants
Des participants

S’agissant de l’impact du projet sur les bénéficiaires, elle dit qu’il y a des activités où des femmes parcouraient des kilomètres pour moudre leurs céréales mais aujourd’hui grâce à ce projet, elles disposent d’un système de moulin dans leurs localités qui leurs permettent de moudre plus facilement leurs céréales et en mettre sur le marché sans faire de longs trajets. Également, elle a indiqué qu’il y a des localités qui ont été électrifiées sur une distance de 100 mètres toujours grâce à ce projet.

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