Burkina Faso : «Un bon citoyen n’est pas forcément un patriote mais un vrai patriote est forcément est un bon citoyen» (Naba Labidi)

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Le Mouvement «Jeunesse, Réveille-toi » a organisé un panel sur le thème «un Burkina Faso uni et prospère : continuité de la transition pour un Burkina Faso émergeant », le samedi 13 avril 2024, à Ouagadougou. Il a aussi été question pour ce mouvement né au crépuscule de la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré en octobre 2022 de réaffirmer son soutien à ce dernier à toutes les institutions de la transition.  

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La première communication a porté sur le patriotisme. Un mot qui revient régulièrement ces derniers temps dans les discussions des Burkinabè, à tous les niveaux. Selon Naba Labidi, l’un des panélistes du jour, qui a abordé ce thème, « un bon citoyen n’est pas forcément un patriote mais un vrai patriote est forcément est un bon citoyen ».

«Le patriote doit être bien imprégné de ses droits et devoirs, il doit être un bon citoyen. Et en temps de guerre, il doit être prêt à accompagner des initiatives stratégiques de son pays et être prêt à s’engager pour la défense de sa patrie», a-t-il dit.

Parlant des qualités d’un patriote, Naba Labidi a indiqué que tous les patriotes sont logés dans la même enceinte quels que soient leurs degrés de patriotisme. «Parce qu’ils sont caractérisés par le même sentiment de dévouement et d’attachement profond pour leur patrie. Et ils sont prêts à se sacrifier et répondre tous comme un seul homme aux sollicitations de leur État surtout quand celui-ci est dans une situation de crise comme notre pays le vit», a-t-il ajouté.

Pour Naba Labidi, la jeunesse burkinabè actuellement est «une jeunesse engagée qui est sur la voie du patriotisme. Et pour ceux en tout cas que nous côtoyons ce sont des patriotes. Maintenant, il y a encore un travail à faire sur l’ensemble du pays, eu égard à ceux qui nous attaquent qui sont aussi des jeunes mais ils ont décidé de mettre notre pays dans la situation que vous connaissez tous».

Assane Bationo
Assane Bationo

Le deuxième paneliste, Assane Bationo, est revenu sur le bilan des élections en Afrique en général et sur le cas spécifique du Burkina Faso après les indépendances jusqu’à ce jour. Et pour le communicateur, le diagnostic des élections en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier est «catastrophique». «C’est ce qui a d’ailleurs engendré l’avènement de l’hydre terroriste au Burkina Faso », a-t-il soutenu sa réflexion.

À l’entendre, il a été aussi opportun pour lui, au cours de sa communication de revenir sur la nécessité de l’organisation des élections qui demande de centaines de milliards de Francs CFA qui, selon lui, peuvent servir à la construction des infrastructures sanitaires et routières au profit des populations afin de diminuer la frustration de certains citoyens envers l’État.

Pour ce grand soutien de la transition, il faut reporter les élections qui sont prévues se tenir initialement au mois de juillet selon la Charte de la transition. Il a fait entendre que pour aller aux élections, il faut libérer « le territoire (national, ndlr) des mains de l’ennemi qui nous assaille depuis bientôt une décennie et revenir également fonder un État-nation c’est-à-dire faire en sorte que les fondements de notre nation aient des fondements solides et demander à chaque citoyen de tenir bon chaque pilier de la nation».

Également, il a souligné qu’il ne s’agit pas seulement à l’autorité politique de décider sur la voie que doit emprunter la nation mais chaque citoyen a aussi son mot à dire. De ce fait, les élections ne doivent pas être une priorité pour un pays qui est en guerre et qui est «déchiré» par l’hydre terroriste, a-t-il déclaré. Seules la libération et la reconquête du territoire doivent être les priorités du moment, selon Assane Bationo.

Raphaël Yonli
Raphaël Yonli

Même son de cloche pour le président du Mouvement «Jeunesse, Réveille-toi», Raphaël Yonli qui a affirmé que tant que le capitaine Ibrahim Traoré répondra aux aspirations du peuple burkinabè, il peut continuer à diriger le pays.

«On n’est pas dans ce carcan-là de délimitation des mandats. Nous sommes dans une révolution et une révolution c’est une refondation totale », a-t-il estimé tout en informant que son mouvement initiera très bientôt une pétition sur l’ensemble du territoire national qui pourra couvrir plus de 15 000 signatures afin de demander aux membres de l’Assemblée législative de transition (ALT) de se pencher sur la continuité de la transition.

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