Moyen-Orient : Malgré la levée partielle des sanctions, l’Iran ne lâche toujours pas le détroit d’Ormuz

Alors que les négociations engagées en Suisse entre Washington et Téhéran ravivent l’espoir d’une sortie de crise au Moyen-Orient, l’Iran a réaffirmé ce mardi 23 juin 2026 sa volonté de conserver le contrôle du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde, rapporte La Presse Ca.
Malgré l’annonce par le vice-président américain J. D. Vance d’une suspension de deux mois des sanctions américaines sur le pétrole iranien, les autorités iraniennes ont exclu tout retour à la situation d’avant-guerre.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que « l’administration du détroit d’Ormuz ne redeviendra jamais ce qu’elle était avant la guerre », affirmant que l’Iran continuerait d’en assurer la gestion.
Dans le même temps, Téhéran a annoncé avoir conclu un accord avec les États-Unis portant sur le déblocage immédiat de 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés à l’étranger. Selon les autorités iraniennes, les fonds seront libérés en deux tranches de six milliards de dollars.
Cette avancée intervient dans le cadre des discussions diplomatiques visant à mettre fin au conflit déclenché le 28 février 2026 entre Israël, les États-Unis et l’Iran.
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Les signaux de détente ont déjà eu un impact sur les marchés énergétiques. Après avoir dépassé les 126 dollars au plus fort des tensions, le baril de Brent est redescendu sous la barre des 80 dollars, les investisseurs misant sur une stabilisation progressive de la région.
Washington a également autorisé, jusqu’au 21 août, les transactions liées à la production, à la vente et au transport du pétrole iranien, une mesure destinée à soutenir le processus de négociation.
Le nucléaire iranien au cœur des discussions
Selon les autorités américaines, Téhéran aurait accepté le retour des inspecteurs de Agence internationale de l’énergie atomique sur ses installations nucléaires. Une information qui n’a toutefois pas été officiellement confirmée par l’Iran.
Les inspections avaient été suspendues après les frappes israélo-américaines menées contre plusieurs sites nucléaires iraniens en 2025. Depuis, de nombreuses interrogations subsistent concernant les stocks d’uranium enrichi détenus par la République islamique.
Le Liban, premier test de l’accord
Les discussions incluent également le dossier libanais. Une cellule de gestion des conflits doit être mise en place afin de consolider le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement Hezbollah.
Pour le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le respect de cette trêve constituera « le premier test réel » de la solidité du protocole d’accord en cours de négociation entre Washington et Téhéran.




