Réseaux sociaux : Après l’accord aux États-Unis, Bruxelles exige que Meta protège aussi « nos enfants »

Après l’accord conclu aux États-Unis pour limiter l’impact d’Instagram et de Facebook sur les adolescents, la Commission européenne hausse le ton à l’égard de Meta. Bruxelles demande au groupe de Mark Zuckerberg d’offrir aux jeunes Européens un niveau de protection au moins équivalent, rapporte Le soir.
« Meta doit aussi protéger nos enfants », a déclaré ce jeudi 27 août 2026 un porte-parole de l’Union européenne, alors que le géant américain fait déjà l’objet de plusieurs enquêtes de la Commission.
Aux États-Unis, Meta a accepté mercredi de payer jusqu’à 17 milliards de dollars et de renforcer les restrictions imposées aux adolescents sur Instagram et Facebook dans une cinquantaine d’États et territoires américains. L’accord a été conclu avec les procureurs généraux concernés.
Dans l’Union européenne, la Commission reproche également à Meta de ne pas prendre suffisamment en compte les risques d’addiction liés à ses plateformes.
Le 10 juillet dernier, Bruxelles avait demandé au groupe de modifier certaines fonctionnalités de Facebook et Instagram, jugées trop « addictives », sous peine de sanctions financières particulièrement lourdes.
La Commission estime notamment que certaines fonctionnalités sont conçues pour retenir les utilisateurs le plus longtemps possible, exposant particulièrement les mineurs et les adultes vulnérables.
« La balle est dans le camp de Meta » et le groupe « sait ce que nous attendons de lui », a rappelé le porte-parole européen M. Regnier.
Selon Bruxelles, des échanges ont déjà lieu avec Meta depuis l’annonce de l’accord américain.
« C’est un dialogue continu que nous menons afin d’offrir à nos enfants, ici dans l’Union européenne, une protection au moins aussi bonne », a-t-il expliqué.
La Commission européenne considère notamment que les outils de contrôle parental proposés sur Facebook et Instagram sont trop complexes à utiliser.
Elle pointe également du doigt les dispositifs permettant aux parents de limiter le temps passé par les adolescents sur les plateformes.
Meta avait contesté les conclusions préliminaires de Bruxelles, tout en affirmant vouloir collaborer avec la Commission pour « offrir un environnement en ligne sûr et positif ».
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Les demandes adressées à Meta s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte par la Commission européenne en mai 2024.
Bruxelles soupçonne le groupe de ne pas prendre suffisamment de mesures pour protéger les mineurs contre les risques liés à l’utilisation de ses plateformes.
La procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (DSA), qui impose aux grandes plateformes numériques de mieux prévenir notamment les risques auxquels sont exposés les utilisateurs les plus vulnérables.
Avec l’accord conclu aux États-Unis, la pression s’accentue donc sur Meta des deux côtés de l’Atlantique, alors que la protection des mineurs et la lutte contre l’addiction aux réseaux sociaux sont devenues des enjeux majeurs pour les autorités.




