Filière avicole : Les vendeurs grossistes d’œufs debout pour mieux structurer le marché

C’est fait, les vendeurs grossistes d’œufs du Burkina Faso disposent désormais d’une organisation faîtière. L’Union nationale des sociétés coopératives des vendeurs grossistes d’œufs du Burkina Faso a été officiellement mise en place ce samedi 29 août 2026. Ce baptême du feu a été acté par l’installation d’un bureau de huit membres présidé par Salif Ouédraogo. Le rôle de cette structure est notamment de mieux organiser la commercialisation des œufs et de contribuer à réduire les ruptures sur le marché national.

Les débats sur le prix des œufs tirent à leur fin. Désormais, une structure est en place pour mieux réguler la vente, la commercialisation et l’approvisionnement de cette denrée. En effet, dans les marchés et les points de vente, les œufs font partie des produits régulièrement recherchés par les ménages, les restaurants et les petits commerces.

Derrière cette disponibilité apparente se trouve pourtant toute une chaîne, allant de l’élevage de la volaille à la commercialisation. Il faut donc réguler ce marché, selon Salif Ouédraogo, le tout nouveau président de cette Union.

« Seul, on va vite, mais ensemble, on va loin », a expliqué Salif Ouédraogo pour justifier la création de l’Union. Selon lui, cette organisation doit permettre aux acteurs de mieux se connaître, de travailler dans la transparence et de défendre leurs intérêts tout en répondant aux besoins des familles et du pays.

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La structure compte environ 100 membres, selon le président. Huit d’entre eux composent le bureau installé à l’issue de l’Assemblée générale constitutive. Aux dires de Salif Ouédraogo, l’organisation des vendeurs grossistes doit également avoir des effets bénéfiques sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

La structure estime qu’une meilleure commercialisation pourrait encourager les aviculteurs à accroître leur production et ainsi mettre davantage d’œufs sur le marché. « Ceux qui élèvent les poules pourront être encouragés à produire davantage afin que nous ayons plus d’œufs à vendre et qu’il n’y ait plus de rupture au Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Salif Ouédraogo président de la structure

La question des prix constitue également l’un des enjeux majeurs mis en avant au cours de la rencontre. Le président de l’Union estime que la hausse des prix est notamment liée à l’insuffisance de l’offre. « C’est la pénurie qui crée la hausse des prix », a-t-il soutenu.

Par ailleurs, la création de cette organisation est perçue favorablement par Dasmané Traoré, défenseur des droits des consommateurs. Selon lui, les vendeurs grossistes occupent une place centrale dans la distribution et leur meilleure organisation peut faciliter l’écoulement de la production avicole. « Les vendeurs grossistes sont aujourd’hui incontournables dans la distribution des œufs au Burkina Faso », a-t-il souligné.

Pour le défenseur des consommateurs, une meilleure circulation des œufs entre producteurs et commerçants peut contribuer à réduire les risques de mévente chez les aviculteurs et, à terme, favoriser une hausse de la production nationale.

Il défend ainsi une ambition plus large : réduire progressivement la dépendance aux importations d’œufs et tendre vers le « zéro importation ». « L’objectif final est de booster cette production pour qu’elle soit suffisante pour combler le déficit actuel et tendre vers le zéro importation », a-t-il expliqué.

Au-delà de la création d’une structure professionnelle, la nouvelle Union entend donc se positionner sur des questions qui concernent directement le consommateur : la disponibilité des œufs, leur prix et leur origine.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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