États-Unis : L’Afrique du Sud veut empêcher la vente aux enchères de 29 objets historiques ayant appartenu à Nelson Mandela

Le gouvernement sud-africain tente une nouvelle fois de faire obstacle à la vente aux enchères, aux États-Unis, de 29 objets ayant appartenu à Nelson Mandela. Les autorités ont saisi, mardi 8 septembre 2026, la Cour constitutionnelle, estimant que ces biens relèvent du patrimoine national et ne peuvent être exportés sans autorisation, rapporte Africanews.

Le ministère sud-africain de la Culture et l’agence nationale chargée de la protection du patrimoine, la South African Heritage Resources Agency (SAHRA), soutiennent que les objets concernés constituent des pièces du patrimoine sud-africain.

Le litige oppose depuis quatre ans les autorités à la maison de ventes new-yorkaise Guernsey’s, qui organise la vente avec l’accord de Makaziwe Mandela, fille aînée de l’ancien président sud-africain.

Initialement annoncée en 2021, la vente avait été suspendue en 2022 après l’intervention de la SAHRA, qui cherchait à reprendre le contrôle de plusieurs pièces. Autorisée par la suite par la justice sud-africaine, l’enchère avait été annoncée de nouveau en 2024, avant d’être une nouvelle fois suspendue alors que le gouvernement poursuivait ses démarches pour tenter de l’empêcher.

En janvier 2026, la Cour suprême d’appel avait rejeté les objections de la SAHRA. Elle avait notamment estimé que l’agence devait démontrer, pour chaque objet, en quoi celui-ci constituait une pièce du patrimoine national.

Le dossier est désormais devant la Cour constitutionnelle, qui devra déterminer si l’ensemble des objets concernés peut être considéré comme relevant du patrimoine sud-africain.

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Parmi les pièces mises en vente figurent notamment la carte d’identité de Nelson Mandela, plusieurs de ses célèbres chemises, la clé de sa cellule à la prison de Robben Island, ainsi que des vêtements, des écrits et des cadeaux reçus de présidents américains, dont Barack Obama et Bill Clinton.

Makaziwe Mandela a donné son accord à la vente afin de financer la construction d’un jardin mémoriel près de la tombe de Nelson Mandela à Qunu, dans la province du Cap-Oriental, où l’ancien président est inhumé.

Cette finalité confère à la vente une dimension à la fois familiale et mémorielle. Les autorités sud-africaines contestent toutefois le droit de disposer librement de ces objets, qu’elles considèrent comme faisant partie de l’histoire nationale.

Le bras de fer judiciaire entre Pretoria et les organisateurs de la vente se poursuit donc. La décision de la Cour constitutionnelle pourrait déterminer si ces objets peuvent effectivement quitter le territoire sud-africain et être proposés aux enchères aux États-Unis.

Figure emblématique de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela a été élu en mai 1994 premier président de l’Afrique du Sud démocratique. Il a exercé ses fonctions jusqu’en juin 1999. L’ancien président sud-africain est décédé en décembre 2013, à l’âge de 95 ans.

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