CSBE: Des Burkinabè de France contestent la légitimité des nouveaux délégués

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Les 3 nouveaux délégués © Burkina 24

Officiellement lancé le 7 juin dernier et clos le dimanche 8 juillet 2012 , le sprint électoral mis en oeuvre en vue du renouvellement du mandat des délégués de la Section de France du Conseil Supérieur des Burkinabé de l’Etranger (CSBE) s’est achevé comme il a commencé : ce fut l’affaire exclusive d’un réseau restreint de personnes , disposant de solides relais d’informations régulières au sein de l’administration de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris et/ou de soutiens politiques et logistiques auprès des cercles proches du pouvoir.

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Menée aux pas de charge et en vase clos par ces quelques personnes bien connectées aux réseaux d’information et de pouvoir, l’élection des délégués CSBE s’est déroulée sans aucun souci de la part des organisateurs de cette élection de réunir les conditions minimales requises en pareilles circonstances.

Comme en attestent les données et faits suivants :

* A ce jour, personne, y compris les autorités de notre Ambassade à Paris, ne connaît le nombre exact de Burkinabé résidant en France. Les nombreuses requêtes de nos associations sur la nécessité primordiale de procéder au recensement de nos compatriotes de l’Hexagone sont restées sans suite. Les multiples promesses de différents dignitaires du pouvoir se sont succédées à ce sujet mais force est de reconnaître que rien n’a bougé en la matière. Ce statu quo, qui traduit de manière claire la condition de sous-citoyenneté dans laquelle sont maintenus les Burkinabé de France, ne semble pas avoir posé problème aux membres du comité chargé d’organiser le vote des délégués CSBE de France.

* Les organisateurs de ces scrutins commando n’ont pas jugé utile (comme le leur ont demandé par voie de courriers des responsables d’associations de Burkinabé en France) d’établir au préalable la liste électorale, instrument de base de toute consultation électorale digne de ce nom.

- Dans leur volonté d’aller vite pour tenir coûte que coûte l’élection dans le délai d’un mois (imposé par Ouagadougou, selon les explications données à demi- mots à nos associations par le comité en charge du scrutin) l’on a assisté à une chasse aux supporters pour constituer une base électorale au profit de tel(le) ou tel(le) candidat(e), en lieu et place d’une campagne d’informations en bonne et due forme devant être menée de façon concertée par les organisateurs de l’élection et nos associations, en direction de tous les Burkinabé de l’Hexagone, cela dans le but de leur présenter le CSBE, ses statuts, ses missions, les prérogatives et le pouvoir réel des futurs délégués , et surtout, leurs possibles contributions à l’amélioration des conditions d’existence de nos compatriotes de France.

* Internet a été l’espace quasi exclusif d’informations sur ce processus électoral d’un autre âge et aussi le seul lieu où les candidats ont tenté de rivaliser à travers des déclarations d’intentions et de programmes, souvent fort éloignées des missions et du périmètre des prérogatives dévolues par le Ministère Burkinabé des Affaires Etrangères qui demeure le vrai instigateur et pilote du CSBE et de ses différentes antennes à travers le Monde. Conscientes de l’importance du rôle d’un CSBE reconnu et accepté par tous et du réel intérêt des missions que peuvent et doivent assumer des représentants de la Diaspora régulièrement élus par une large majorité de Burkinabé préalablement informés des enjeux du scrutin, nos Organisations, soucieuses de contribuer positivement à l’émergence d’institutions démocratiques et légitimes représentant les Burkinabé expatriés :

* Dénoncent le caractère, le déroulement et les résultats du cycle de scrutins commando qui vient de se clore ce 8 juillet 2012,

* Par conséquent, n’accordent aucune légitimité ni autorité aux prétendus délégués issus de cette mascarade électorale,

* En appellent aux autorités compétentes en la matière (notamment l’Ambassadeur du Burkina Faso en France, le Ministre Burkinabé des Affaires Etrangères, le Premier Ministre) afin qu’elles prennent (conformément à leurs promesses tenues devant la communauté burkinabé de France) les dispositions adéquates en vue de l’organisation d’une vraie élection des délégués CSBE de France qui doit être inclusive, transparente, propre et incontestable ;

* Prennent à témoin l’opinion nationale et internationale du déni des droits élémentaires des Burkinabé de France qu’illustre le présent scrutin au moment où le régime de la 4è République ne ménage aucune énergie pour convaincre de la crédibilité du processus démocratique en cours dans notre pays (Assises sur les réformes politiques , campagne d’enrôlement biométrique des Burkinabé par la CENI, etc) ,

* Appellent les autres organisations de Burkinabé en France ainsi que l’ensemble de nos compatriotes de l’Hexagone à une large mobilisation en vue d’une défense ferme et unitaire de nos droits démocratiques.

Nous ferons connaître en temps opportun notre analyse des faits saillants de ce processus électoral bancal qui doit fortement interpeller tous les Burkinabé de France désireux de contribuer honnêtement et efficacement à l’avancée démocratique de notre Cher Faso.
- Pour le respect de la démocratie participative au bénéfice de la diaspora burkinabé, Disons Non à la mascarade électorale ! Non à la confiscation du CSBE par des intérêts partisans !
- Burkinabé de France, le CSBE nous concerne toutes et tous, mobilisons nous pour en faire un outil de cohésion nationale et de solidarité patriotique !
- Vive l’unité d’action de toutes les associations représentatives des Burkinabé de France !
- Vive la solidarité au sein de la Diaspora Burkinabé de France !

Paris le 12 juillet 2012
Ont signé :

- Pour la Section de France du Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP-SF) : Didier OUEDRAOGO , Président
- Pour l’Association des Etudiants Burkinabé en France (AEBF ) Ismaël MILLOGO, Président
- Pour la Section de France du Comité International Joseph KI ZERBO (CIJK) Moumini TIEGNAN , Secrétaire aux Relations Extérieures
- Pour l’Union des Burkinabé du Grand Ouest de la France (UBGOF) Ardiouma SIRIMA , Président .

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Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

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Un commentaire

  1. He beh dis donc je vois qu’il y en a qui s’ennuit litteralement! Les autres ann?es je n’avais jamais entendu parler d’election, et ils etaient ou a ce moment la?

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