De hauts responsables burkinabè favorables à une instabilité du pays, selon la ministre des Affaires étrangères

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Des membres du gouvernement ont animé un point de presse ce jeudi 28 avril 2022 à Ouagadougou. Il s’agissait du ministre Porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, de la ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Olivia Rouamba et du ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises, Abdoulaye Tall.

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La Fédération burkinabè des Patrons de Boulangerie, Pâtisserie et Confiserie (FBPBPC)  a annoncé une probable augmentation du prix du pain. Ce jeudi 28 avril 2022, le ministre en charge du commerce, Abdoulaye Tall, a fait savoir que la fixation du prix du pain n’est pas unilatérale.

« Une seule partie ne peut pas augmenter le prix du pain. L’annonce de la fédération (des boulangers) ne signifie pas une augmentation du prix du pain. Peut-être que c’est une stratégie de communication. Peut-être que c’est un moyen de pression sur les autres acteurs. Mais ça n’a pas valeur quelconque. C’est juste une déclaration d’un acteur qui n’a aucune valeur et donc le prix reste le même.

Le comité (État-consommateurs et l’association des boulangers) dont la composition a été fixée par décret, ni le ministre, ni la fédération des boulangers, ni tout autre acteur ne peut à lui seul décider de l’augmentation quelconque du prix du pain. A l’état actuel, nous ne pouvons pas avancer que le prix de la baguette sera revu à la hausse ou restera comme tel », a-t-il affirmé.

Cependant, le ministre en charge du commerce a relevé que des structures de contrôle vont s’assurer du maintien du prix officiel.

Lire également 👉Burkina Faso : La probable augmentation du prix du pain imputée au COVID-19 et à la crise Russie-Ukraine

Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Burkina Faso a effectué une visite en terre malienne. Le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, a indiqué que cette visite s’inscrivait dans le cadre de la collaboration entre les deux pays afin d’harmoniser les stratégies. Il laissé entendre qu’aucun pays de la sous-région serait en sécurité si l’un des pays est dans l’insécurité.

« La montée en puissance du Mali sous-entend la montée en puissance du Burkina Faso, sous-entend la montée en puissance du Niger », a-t-il souligné.

Également, la ministre des Affaires étrangères, Olivia Rouamba, est revenue sur les rapports du Burkina Faso avec la CEDEAO. Elle a profité tirer la sonnette d’alarme sur le fait que certains hauts responsables du Burkina Faso font des pieds et des mains à ce que le Burkina Faso soit victime de sanctions de la part d’institutions internationales.

Olivia Rouamba

« Lors de nos démarches tant au niveau bilatéral qu’au niveau de la CEDEAO, il ressort que des Burkinabè, fils et filles, parce qu’ils sont à des positions ou bien parce qu’ils ont des relations assez poussées avec certaines autorités, tendent à vouloir qu’on impose des sanctions au Burkina Faso. Je ne pense pas que ce soit vraiment citoyen et patriotique. On a une cause commune du moment et aucun intérêt aussi important aussi personnel soit-il ne peut dominer sur la cause nationale », a-t-elle souligné.

Elle a lancé un appel « à certains hauts responsables du Burkina Faso afin qu’ils puissent militer plutôt à ce que le Burkina Faso puisse retrouver sa stabilité plutôt que de jouer au boycott ».

Jules César KABORE

Burkina 24

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