Évaluation environnementale au Burkina Faso : Vers une réduction drastique des délais de traitement

Le mardi 30 juin 2026, l’Agence Nationale des Évaluations Environnementales (ANEVE) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) organise une rencontre d’échanges dédiée aux opérateurs économiques. L’objectif est de clarifier les nouvelles procédures et les délais de délivrance des avis environnementaux.
Pour les porteurs de projets, l’obtention des avis de faisabilité et de conformité environnementale est une étape incontournable. Lors de cette journée, les responsables de l’Agence Nationale des Évaluations Environnementales (ANEVE) ont annoncé la réduction du délai de traitement des dossiers. Désormais, le processus est ramené à 26 jours, alors qu’il excédait trois mois par le passé.

Cette réforme, impulsée par le ministère de tutelle, vise à dynamiser le secteur privé. Selon le Secrétaire général de l’ANEVE, Karim Séri, cette célérité exige toutefois une collaboration étroite avec les promoteurs.
« Nous nous faisons violence pour respecter ces 26 jours, mais les promoteurs doivent également se montrer diligents dans le retour des informations et la validation des étapes techniques », a-t-il souligné.

Pour la Chambre de Commerce, cette initiative répond à une attente forte des entrepreneurs. Ouattara Issa, Conseiller technique à chambre du Commerce, de la structure a précisé l’importance de cette avancée.
« Tant que le porteur de projet n’a pas ses avis, cela constitue un blocage. Certains bailleurs de fonds internationaux conditionnent leurs financements à ces documents. Cette célérité est donc une question d’amélioration du climat des affaires », a-t-il déclaré.

Au-delà des délais, l’atelier permis d’aborder la question des coûts liés au traitement des dossiers ainsi que les modalités des inspections environnementales réglementaires.
L’ANEVE a rappelé que ces visites de terrain, désormais renforcées sur toute l’étendue du territoire national, sont indispensables pour assurer le respect des normes environnementales tout au long de la mise en œuvre des projets.

L’Agence a d’ailleurs insisté sur le fait que tout projet de développement, qu’il soit porté par de grands industriels ou de petits commerçants, doit faire l’objet d’une évaluation préalable. L’atelier, qui a réuni des associations professionnelles de divers secteurs, permet de créer un cadre de dialogue direct entre l’administration et les acteurs économiques.

Cette rencontre marque une volonté commune de moderniser les procédures administratives. L’ANEVE a invité les participants à une appropriation rigoureuse des textes, affirmant qu’un environnement des affaires fluide est le moteur d’un développement durable pour le Burkina Faso.
Les organisateurs espèrent, grâce à ces échanges, réduire les incompréhensions et favoriser un respect plus efficace des obligations environnementales par l’ensemble des opérateurs économiques nationaux.
A lire également⇒La Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso adopte le Kôkô Dunda pour sa nouvelle identité
Akim KY
Burkina 24




