Construction : Le Burkina Faso engage une réforme majeure pour simplifier les actes de construire et moderniser les agréments

Le ministère de la Construction de la Patrie a présenté, au cours d’une conférence de presse, tenue, ce mardi 30 juin 2026, les grandes réformes adoptées par le conseil des ministres du 18 juin 2026 afin de moderniser le cadre réglementaire du secteur de la construction.  

D’emblée, Yacouba Siko, Secrétaire général adjoint du ministère de la Construction de la Patrie, a mis en lumière les innovations destinées à simplifier les procédures administratives, accélérer la délivrance des autorisations et renforcer la gouvernance du secteur.

Yacouba Siko, Secrétaire général adjoint du ministère de la Construction de la Patrie

Selon lui, cette réforme répond à la nécessité d’adapter les textes régissant la construction aux nouvelles réalités de l’urbanisation, du développement des infrastructures et de l’essor des investissements immobiliers.

De ses dires, les anciens dispositifs présentaient plusieurs insuffisances, notamment la multiplicité des textes, la lourdeur des procédures, les longs délais de traitement, la faiblesse de la dématérialisation et des exigences techniques parfois inadaptées aux capacités des petites et moyennes entreprises.

Pour lui, les réformes reposent sur deux nouveaux décrets majeurs. « Le premier porte sur la catégorisation et les modalités de délivrance des actes de construire, tandis que le second fixe les conditions de délivrance, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport ».

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Pour le ministère, ces nouveaux instruments juridiques doivent contribuer à améliorer la gouvernance, sécuriser les investissements, promouvoir un développement urbain durable et renforcer l’environnement des affaires.

Parmi les principales innovations figure une meilleure organisation des autorisations de construire. Les différents actes sont désormais clairement identifiés selon la nature des travaux : permis de construire, permis de modifier, permis de restaurer, permis de démolir, certificat de conformité et certificat d’occuper.

« Le texte introduit également de nouvelles catégories de permis afin de prendre en compte les spécificités de certains projets, notamment les stations-service, les bâtiments industriels, les opérations de promotion immobilière ainsi que les constructions réalisées par certains maîtres d’ouvrage publics et institutions internationales », a indiqué Yacouba Siko.

Autre avancée majeure : le délai maximal de traitement des demandes est ramené à 15 jours ouvrables à compter du dépôt d’un dossier complet, contre des délais qui pouvaient auparavant atteindre 15 à 30 jours, sans toujours être respectés.

Enfin, le ministère a annoncé un renforcement des contrôles. « L’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) veillera au respect strict de la réglementation, notamment en matière de constructions sans autorisation ou de non-respect des permis délivrés », a-t-il conclu.

À terme, une plateforme numérique permettra aux usagers de déposer leurs demandes en ligne, de suivre l’évolution de leurs dossiers et de limiter les déplacements vers les services administratifs.

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Sié Frédéric KAMBOU 

Burkina 24

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