« Hausse du Prix de la bière » au Burkina Faso : La BMCRF fait le constat et infirme les rumeurs de manque

Face aux nombreuses interrogations suscitées par la hausse du prix de la bière dans plusieurs maquis, la Brigade Mobile de Contrôle et de Répression des Fraudes (BMCRF) a lancé une vaste opération de contrôle afin d’identifier l’origine de cette augmentation ce vendredi 3 juillet 2026. Les premiers constats, dressés à l’issue de cette tournée écartent toute hausse des prix au niveau des producteurs, des distributeurs agréés et des caves.
Dans le cadre de cette mission, les équipes de la BMCRF ont d’abord rencontré les principales unités de production, notamment Brakina, LIBS ainsi que la Société de Distribution des Boissons (SODIBO), avant de poursuivre leurs investigations auprès de plusieurs caves de distribution.
Selon Pamoussa Tassembedo, Chef de département du Contrôle de la Concurrence et des Prix, les vérifications menées tout au long de la chaîne d’approvisionnement n’ont révélé aucune modification des prix pratiqués.
« Les producteurs, les distributeurs agréés et les cavistes que nous avons contrôlés appliquent les mêmes tarifs qu’auparavant. À ce stade de nos investigations, nous n’avons constaté aucune augmentation de prix à ces différents niveaux », a-t-il affirmé.
Si les premiers résultats écartent les producteurs et les caves, la BMCRF refuse toutefois de tirer des conclusions hâtives sur l’origine de la hausse constatée par les consommateurs. La Brigade annonce la poursuite des contrôles dans les maquis, dernier maillon de la chaîne de commercialisation, afin de déterminer avec précision où intervient l’augmentation du prix de la bière.
« Nous ne pouvons désigner aucun responsable avant la fin de nos investigations. Les contrôles vont se poursuivre auprès des tenanciers de maquis afin d’établir les responsabilités avec exactitude », a précisé le camarade Pamoussa Tassembedo. Au cours des inspections, certains exploitants n’ont pas pu présenter immédiatement l’ensemble des documents administratifs requis.
Pour autant, la BMCRF appelle à la prudence et souligne que cette situation ne constitue pas, en l’état, une infraction. Par ailleurs, selon les caves visitées, l’absence des premiers responsables de certains établissements au moment des contrôles explique en partie cette indisponibilité. Les documents promis seront analysés avant toute conclusion sur la conformité administrative des structures concernées.
La BMCRF a également réagi aux rumeurs faisant état d’une baisse de production dans les brasseries, souvent avancée pour justifier la hausse des prix. Là encore, les constats sont sans équivoque. Les responsables des unités de production ont assuré que la disponibilité des boissons est normale.
Mieux, la Brakina aurait enregistré pour la BMCRF une hausse de 8 % de sa production au cours de l’année 2026, tandis que LIBS n’a signalé aucune difficulté de production.Ces éléments tendent ainsi à écarter l’hypothèse d’une pénurie susceptible d’expliquer l’augmentation des prix observée sur le marché.
La BMCRF met en garde les contrevenants. En attendant les conclusions définitives de l’enquête, la Brigade rappelle que la commercialisation des boissons est encadrée par la réglementation en vigueur. Les opérateurs économiques sont tenus de respecter les prix conseillés lorsqu’ils existent. Tout commerçant qui pratiquerait des tarifs supérieurs s’expose aux sanctions prévues par les textes.
Les opérations de contrôle se poursuivront dans les prochains jours afin d’identifier avec précision le ou les acteurs responsables de la hausse du prix de la bière dénoncée par de nombreux consommateurs.




