Libertés religieuses : Les missionnaires de la communauté islamique Ahmadiyya sensibilisés sur la nouvelle loi à Ouagadougou

Les missionnaires de la communauté islamique Ahmadiyya du Burkina Faso ont été sensibilisés, le dimanche 23 août 2026, à Ouagadougou, sur la loi n°020 du 26 juin 2026 relative aux libertés religieuses. La présentation, assurée par Mariam Sanogo/Tounkara, directrice générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles (DGARCT), a permis de revenir sur les principales innovations de ce nouveau cadre juridique.
Cette communication s’inscrit dans le cadre d’un programme de recyclage organisé à l’endroit des missionnaires de la communauté Islamique Ahmadiyya de nationalité Burkinabè. Adoptée le 26 juin 2026, cette loi vise à mieux encadrer l’exercice des libertés religieuses au Burkina Faso.

Mariam Sanogo/Tounkara, directrice générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles (DGARCT), a souligné l’importance de la religion dans la société burkinabè, notamment comme facteur de cohésion sociale, de promotion de la paix et de résolution des conflits.
« La religion qui est censée être un facteur de rassemblement et de cohésion sociale devient source de tensions, mettant ainsi en mal le vivre-ensemble », a indiqué Mariam Sanogo/Tounkara. Face à ces défis, l’Etat entend, selon elle, renforcer l’encadrement du fait religieux. La loi doit ainsi permettre de « prévenir les dérapages liés à l’exercice du culte et d’assurer le droit de chacun à la liberté de religion », a-t-elle dit.

La nouvelle législation fixe également des règles concernant les édifices religieux et autres lieux de culte. Leur implantation doit respecter les règles d’urbanisme et être soumise à une autorisation ainsi qu’à un recensement.
Chaque édifice religieux doit par ailleurs être placé sous la responsabilité d’un responsable chargé notamment de l’ordre, de la discipline et du bon déroulement des cérémonies. L’autorité administrative peut intervenir en cas de nécessité, notamment pour des questions liées à l’ordre public, à la sécurité ou aux nuisances sonores.
La présente loi s’intéresse également au financement des organisations religieuses. Ces dernières doivent se conformer aux réglementations relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

La loi n°020 du 26 juin 2026 met aussi l’accent sur la « transparence et la traçabilité des ressources obtenues, utilisées et détenues ». Mariam Sanogo/Tounkara a insisté sur les responsabilités des organisations religieuses.
Celles-ci sont notamment appelées à encadrer les prédications, à délivrer des documents d’habilitation, à suivre les apprenants religieux et à respecter les procédures concernant les prédicateurs ou ministres du culte résidant à l’étranger.
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Au-delà du respect des dispositions légales, les organisations religieuses sont invitées à être des relais auprès de leurs fidèles et à contribuer à la vulgarisation de la loi. Elles sont également appelées à condamner les discours haineux et à promouvoir la laïcité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Pour terminer, Mariam Sanogo/Tounkara estime que l’encadrement du domaine religieux était devenu nécessaire. L’objectif affiché est de préserver la paix sociale et de renforcer la cohésion nationale. « La loi relative aux libertés religieuses assure un traitement égal et une égale protection à chaque citoyen et à toutes les religions », a conclu Mariam Sanogo/Tounkara.




